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 Le Médecin

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Meleagre
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Meleagre

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MessageSujet: Le Médecin   Le Médecin EmptyMar 22 Jan - 14:25

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Comment le médecin doit être pour le corps et pour l'âme

La règle du médecin doit être d'avoir une bonne couleur et de l'embonpoint, suivant ce que comporte sa nature ; car le vulgaire s'imagine que ceux dont le corps n'est pas ainsi en bon état ne sauraient soigner convenablement les autres. Puis il sera d'une grande propreté sur sa personne, mise décente, parfums agréables et dont l'odeur n'ait rien de suspect ; car, en général, tout cela plaît aux malades. Quant au moral, l'homme sage non-seulement sera discret, mais aussi il observera une grande régularité dans sa vie ; cela fait le plus grand bien à la réputation ; ses mœurs seront honorables et irréprochables, et, avec cela, il sera pour tous grave et humain ; car se mettre en avant et se prodiguer excite le mépris, quand même ce serait tout à fait utile. Qu'il se règle sur la licence que lui donne le malade ; car les mêmes choses se présentant rarement aux mêmes personnes sont bienvenues. Quant à l'extérieur, il aura la physionomie réfléchie, sans austérité ; autrement il paraîtrait arrogant et dur ; d'un autre côté, celui qui se laisse aller au rire et à une gaieté excessive est regardé comme étranger aux convenances ; et cela, il faut s'en préserver soigneusement. La justice présidera à toutes ses relations, car il faut que la justice intervienne souvent; ce ne sont pas* de petits rapports que ceux du médecin avec les malades ; les malades se soumettent au médecin, et lui, à toute heure, est en contact avec des femmes, avec de jeunes filles, avec des objets précieux; il faut, à l'égard de tout cela, garderies mains pures (voy. le Serment). Tel doit être le médecin pour l'âme et pour le corps.


Préceptes par lesquels on commence son instruction. Officine du médecin. Ce qui s'y traite est du ressort de l'étudiant

Relativement aux préceptes touchant l'art médical, à l'aide desquels on peut devenir artiste, il faut d'abord considérer ceux par lesquels on commencera son instruction ; or, ce qui se traite dans l'officine est à peu près du ressort de l'étudiant. D'abord il faut avoir un lieu commode; et il y aura commodité si le vent n'y pénètre ni ne gêne, si le soleil ou l'éclat du jour ne causent du malaise. Une grande clarté est inoffensive pour celui qui traite, mais elle ne Test pas semblablement pour celui qui est traité; par-dessus tout, il faut fuir cette clarté par laquelle il arrive aux yeux de devenir malades. Il est donc de prescription que la lumière soit telle. De plus, ou aura soin qu'en aucune façon le jour ne soit reçu en face ; car cela fatigue une vue qui se trouve affaiblie ; et toute cause suffît pour troubler des yeux faibles. C'est ainsi qu'on se servira de la lumière. Les sièges, autant que possible, seront de hauteur égale, afin que le médecin et le patient soient de niveau. On ne se servira d'airain que pour les instruments ; car, employer des ustensiles de ce métal me paraît un luxe déplacé. On fournira aux personnes traitées de l'eau potable et pure. Les pièces à absterger seront propres et douces, à savoir des linges pour les yeux, des éponges pour les plaies ; car tout cela, par soi-même, paraît être d'un bon secours. Les instruments seront d'un maniement facile pour la grandeur, pour le poids et pour la délicatesse.


Conseils généraux sur le pansement. Affusions d'eau

On fera attention à ce que tout ce qu'on emploie serve au malade , surtout ce qui doit rester en contact avec la partie affectée; tels sont les bandages, les médicaments, les linges disposés autour de la plaie, et les applications en cataplasme ; car ils demeurent beaucoup de temps à l'endroit lésé ; au lieu que ce qui suit? à savoir l'enlèvement de ces applications, le rafraîchissement, le nettoyage, et les affusions d'eau ne sont que de quelques moments; on examinera quand il faut nettoyer et arroser plus ou moins ; l'emploi de ces deux choses a son opportunité, car il y aune grande différence à les faire ou ne pas les faire.


Des bandages. Recommandation contre le charlatanisme

Un bandage est véritablement médical quand il rend service à la personne en traitement. Or, les deux conditions les plus utiles et dont il faut tirer profit, sont de faire porter la pression sur le point convenable et de serrer modérément. Quant aux époques de la saison, on verra quand il faut habiller ou non le lieu affecté, de manière que le malade lui-même n'ignore pas qu'il faut, suivant les circonstances, habiller ou ne pas habiller. On laissera de coté les bandages élégants et de disposition théâtrale qui ne servent à rien; car cela est misérable, sent tout à fait le charlatanisme, et souvent apporte du dommage à la personne en traitement; or le patient demande non de la parure, mais du soulagement.


Opérations qui se font par incision ou par cautérisation; célérité, lenteur

Quant à celles des opérations qui se font par incision ou par cautérisation, la célérité ou la lenteur se recommandent également, car on les emploie toutes les deux : quand l'opération n'exige qu'une, incision, on la fera avec célérité ; l'incisé devant souffrir, il faut que ce qui fait souffrir soit présent le moins de temps possible ; résultat qui s'obtiendra par une incision rapide. Mais s'il est nécessaire de pratiquer plusieurs incisions, on agira lentement; en effet, la célérité rend la douleur continue et intense, tandis que mettre des intervalles procure quelque relâche aux patients.


Des bistouris effilés et des bistouris larges. Cas où il faut se servir des uns ou des autres

Un raisonnement analogue s'applique aux instruments : nous ne recommandons pas de se servir, dans tous les cas également, de bistouris effilés et de bistouris larges. Il est des parties du corps qui ont promptement un flux de sang, et il n'est pas facile de l'arrêter ; telles sont les varices et quelques autres veines ; là les incisions seront étroites; de cette façon il n'est pas possible que l'écoulement soit excessif ; or, il importe parfois de tirer du sang de ces vaisseaux. Quant aux lieux sans danger et où le sang n'est pas ténu, on se servira de bistouris larges ; de cette façon le sang coulera ; autrement il ne sortirait pas du tout. Or, il est vraiment honteux que de l'opération il n'advienne pas ce qui est voulu.


Ventouses. Deux espèces. L'une attire de la superficie; l'autre de la profondeur. Ventouses scarifiées

Pour ce qui est des ventouses, nous disons que deux espèces sont en usage. Si la fluxion est fixée loin de la superficie de la chair, il faut que le goulot soit étroit, mais que la ventouse soit ventrue, non allongée dans la partie que tient la main, et non pesante ; avec cette forme, elle attirera en droite ligne et amènera bien vers la chair les humeurs éloignées. Mais si le mal est répandu dans une plus grande étendue de la chair, la ventouse, semblable du reste, aura un large goulot; vous trouverez ainsi qu'elle appelle, de l'étendue la plus considérable possible, l'humeur peccante au lieu convenable. Le goulot ne peut être large sans contracter la chair dans une assez grande étendue; pesante, elle presse aussi les parties superficielles ; or, il faut que la soustraction s'exerce de préférence dans les parties profondes ; si bien qu'il arrive souvent que le mal est laissé dans la profondeur. Donc, pour les fluxions fixées et fort éloignées de la superficie, les ventouses à large goulot attirent beaucoup hors des parties circonvoisines ; l'humidité attirée de ces parties prend les devants sur l'ichor qui vient de plus bas ; et de cette façon, ce qui nuit est laissé, ce qui ne fait aucun mal est enlevé. On jugera de la grandeur convenable à donner à la ventouse d'après la partie du corps où l'on doit l'appliquer. Quand vous scarifiez, la ventouse doit attirer des parties profondes; car il faut voir le sang des parties opérées; autrement, on ne scarifiera même pas le cercle soulevé, la chair du lieu malade étant trop résistante ; on se servira de bistouris recourbés et pas trop étroits de la pointe, attendu que parfois il vient des humeurs visqueuses et épaisses ; et elles risqueraient de s'arrêter aux incisions, si les incisions étaient étroites.


Bien assujettir les peines pour la saignée

Les veines des bras doivent être assujetties avec des ligatures, la chair qui les recouvre n'étant pas, chez beaucoup, bien unie avec la veine. La chair glisse, et de la sorte il advient que les deux ouvertures ne se correspondent plus ; d'où gonflement venteux de la veine recouverte, obstacle à l'écoulement du sang, et, chez beaucoup, à cette occasion, suppuration. Une telle manière de faire entraîne deux inconvénients, à savoir souffrance à l'opéré, et un grand discrédit à l'opérateur. Le même précepte s'applique à toutes les veines.


Résumé sur les instruments qui sont dans l'officine, et au maniement desquels l'étudiant doit s'exercer

Tels sont les instruments nécessaires dans l'officine et au maniement desquels l'élève doit être exercé; quant aux instruments pour arracher les dents et pour saisir la luette, le premier venu peut s'en servir ; car manifestement l'emploi en est simple.


Des abcès et des plaies considérables

Passant à ceux des abcès et des plaies qui sont des maladies considérables, il faut, pour les abcès, être convaincu que les dissoudre et en réprimer les engorgements est le plus habile ; puis, quand cela ne se peut, les faire aboutir au lieu apparent et le plus rétréci possible, et les rendre homogènes dans toute leur masse. S'il n'y a pas homogénéité, il est à craindre que l'abcès, se rompant, ne laisse une plaie difficile à traiter. On obtiendra l'homogénéité par une maturation uniforme ; et, auparavant, on ne l'ouvrira ni on ne le laissera s'ouvrir spontanément. Nous avons traité ailleurs des moyens propres à procurer cette égalité de maturation.


Plaies; quatre espèces : fistuleuses, fongueuses, serpigineuses, marchant à cicatrisation

Les plaies paraissent avoir quatre marches : l'une en profondeur, ce sont les plaies fistuleuses et toutes celles qui sont cachées sous une cicatrice et creusées en dedans; l'autre en hauteur, ce sont celles qui bourgeonnent excessivement ; la troisième en largeur, ce sont celles qui sont dites serpigineuses ; la quatrième vers la cicatrisation, c'est le seul mouvement qui paraisse être conforme à la nature. Telles sont les conditions de la chair ; toutes ont en commun la cicatrisation. Il a été exposé ailleurs quels en sont les signes et de quel traitement il faut se servir, de même qu'il a été dit autre part, comme il convenait, par quelles phases passera la plaie qui se cicatrise, celle qui est fongueuse, celle qui est devenue creuse ou celle qui fait sa marche en largeur.


Applications médicamenteuses dites cataplasmes. Linges ajustés sur la plaie

Voici ce qui en est des applications médicamenteuses ou cataplasmes. Les linges, dans le cas où l'emploi des applications médicamenteuses paraît bon pour la lésion, doivent être ajustés exactement à la plaie ; la substance médicamenteuse sera mise tout autour du lieu blessé. Cette manière de s'en servir est conforme aux règles de l'art et rend beaucoup de services. En effet, la vertu des substances mises autour paraît utile à la plaie ; le linge la protège, et les parties extérieures à la plaie sont soulagées par le cataplasme. Voilà donc l'usage qu'il en faut faire.


L'opportunité de l'emploi des choses et les propriétés des remèdes écrits appartiennent à une étude supérieure, c'est-à-dire dépassent celle qui se fait dans l'officine

Quant aux temps opportuns pour l'emploi de chacun de ces moyens et à la manière de s'instruire des propriétés des remèdes écrits, il n'en sera pas question, attendu que cette étude s'avance loin dans la pratique médicale et qu'elle appartient à celui qui a déjà fait dans Part de grands progrès.


Chirurgie militaire, c'est-à-dire celle qui regarde l'extraction des traits

A notre sujet se rattache la chirurgie concernant les blessures par armes de guerre quant à ce qui regarde l'extraction des traits. Dans les résidences en ville, il n'y a guère d'occasion de s'y exercer; car il est rare, dans toute la vie d'un homme, d'y voir des combats entre les citoyens et contre les ennemis ; au lieu que ces accidents sont très-fréquents et presque journaliers auprès des troupes étrangères qui se louent. Donc celui qui veut devenir chirurgien doit s'enrôler et suivre ces troupes; de la sorte il deviendra exercé dans cet office. Ce qui là-dessus parait être particulièrement du métier sera exposé; car bien connaître les signes des armes restées dans le corps est une partie principale de l'art et de la chirurgie militaire. Avec cette instruction on ne laissera jamais un blessé sans reconnaître quand il n'est pas opéré convenablement ; or, celui-ci seul qui est habile dans les signes opérera bien. Il a été traité de tout cela dans d'autres ouvrages.



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Selon Littré.
Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer, sur le site remacle.org
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