Faculté de l'Hostel-Dieu de Paris
- Royaumes Renaissants -

 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 La peste à Athènes en 426

Aller en bas 
AuteurMessage
Meleagre
Grand Recteur Adjoint
Grand Recteur Adjoint
Meleagre

Masculin Messages : 871
Date d'inscription : 15/01/2013
Duché/Comté : Normandie

La peste à Athènes en 426 Empty
MessageSujet: La peste à Athènes en 426   La peste à Athènes en 426 EmptyMar 22 Jan - 14:24

Citation :

La peste à Athènes en 426 Peste10

Citation :

    ἐπ' ἄρχοντος δ' ᾿Αθήνησιν Εὐθύνου ῾Ρωμαῖοι κατέστησαν ἀντὶ τῶν ὑπάτων χιλιάρχους τρεῖς, Μάρκον Φάβιον Μάρκον Φαλίνιον, Λεύκιον Σερουίλιον. ἐπὶ δὲ τούτων ᾿Αθηναῖοι χρόνον τινὰ τῆς νόσου τῆς λοιμικῆς ἀνειμένοι πάλιν εἰς τὰς αὐτὰς συμφορὰς ἐνέπεσον ·
    οὕτω γὰρ ὑπὸ τῆς νόσου διετέθησαν, ὥστε τῶν στρατιωτῶν ἀποβαλεῖν πεζοὺς μὲν ὑπὲρ τοὺς τετρακισχιλίους, ἱππεῖς δὲ τετρακοσίους, τῶν δ' ἄλλων ἐλευθέρων τε καὶ δούλων ὑπὲρ τοὺς μυρίους. ἐπιζητούσης δὲ τῆς ἱστορίας τὴν τῆς περὶ τὴν νόσον δεινότητος αἰτίαν, ἀναγκαῖόν ἐστιν ἐκθέσθαι ταῦτα.ᾇ
    προγεγενημένων ἐν τῷ χειμῶνι μεγάλων ὄμβρων συνέβη τὴν γῆν ἔνυδρον γενέσθαι, πολλοὺς δὲ καὶ τῶν κοίλων τόπων δεξαμένους πλῆθος ὕδατος λιμνάσαι καὶ σχεῖν στατὸν ὕδωρ παραπλησίως τοῖς ἑλώδεσι τῶν τόπων, θερμαινομένων δ' ἐν τῷ θέρει τούτων καὶ σηπομένων συνίστασθαι παχείας καὶ δυσώδεις ἀτμίδας, ταύτας δ' ἀν αθυμιωμένας διαφθείρειν τὸν πλησίον ἀέρα· ὅπερ δὴ καὶ ἐπὶ τῶν ἑλῶν τῶν νοσώδη διάθεσιν ἐχόντων ὁρᾶται γινόμενον.
    Συνεβάλετο δὲ πρὸς τὴν νόσον καὶ ἡ τῆς προσφερομένης τροφῆς κακία· ἐγένοντο γὰρ οἱ καρποὶ κατὰ τοῦτον τὸν ἐνιαυτὸν ἔνυγροι παντελῶς καὶ διεφθαρμένην ἔχοντες τὴν φύσιν. Τρίτην δὲ αἰτίαν συνέβη γενέσθαι τῆς νόσου τὸ μὴ πνεῦσαι τοὺς ἐτησίας, δι' ὧν ἀεὶ κατὰ τὸ θέρος ψύχεται τὸ πολὺ τοῦ καύματος· τῆς δὲ θερμασίας ἐπίτασιν λαβούσης καὶ τοῦ ἀέρος ἐμπύρου γενομένου, τὰ σώματα τῶν ἀνθρώπων μηδεμιᾶς ψύξεως γενομένης λυμαίνεσθαι συνέβαινε.
    Διὸ καὶ τὰ νοσήματα τότε πάντα καυματώδη συνέβαινεν εἶναι διὰ τὴν ὑπερβολὴν τῆς θερμασίας. Διὰ δὲ ταύτην τὴν αἰτίαν οἱ πλεῖστοι τῶν νοσούντων ἔρριπτον ἑαυτοὺς εἰς τὰ φρέατα καὶ τὰς κρήνας ἐπιθυμοῦντες αὐτῶν καταψύξαι τὰ σώματα.
    Οἱ δ' ᾿Αθηναῖοι διὰ τὴν ὑπερβολὴν τῆς νόσου τὰς αἰτίας τῆς συμφορᾶς ἐπὶ τὸ θεῖον ἀνέπεμπον. Διὸ καὶ κατά τινα χρησμὸν ἐκάθηραν τὴν νῆσον Δῆλον, ᾿Απόλλωνος μὲν οὖσαν ἱεράν, δοκοῦσαν δὲ μεμιάνθαι διὰ τὸ τοὺς τετελευτηκότας ἐν αὐτῇ τεθάφθαι.
    ἀνασκάψαντες οὖν ἁπάσας τὰς ἐν τῇ Δήλῳ θήκας μετήνεγκαν εἰς τὴν ῾Ρήνειαν καλουμένην νῆσον πλησίον ὑπάρχουσαν τῆς Δήλου. ἔταξαν δὲ καὶ νόμον μήτε τίκτειν ἐν τῇ Δήλῳ μήτε θάπτειν. ἐποίησαν δὲ καὶ πανήγυριν τὴν τῶν Δηλίων, γεγενημένην μὲν πρότερον, διαλιποῦσαν δὲ πολὺν χρόνον.


    Euthydème étant archonte d'Athènes, les Romains au lieu de consuls créèrent trois tribuns militaires M. Fabius, M. Foslius Flaccinator et L. Sergius. Les Athéniens qui avaient respiré quelque temps depuis la cessation de la peste, en furent frappés de nouveau. Cette seconde attaque leur emporta plus de quatre mille hommes d'infanterie, quatre cens cavaliers et au moins dix mille autres citoyens libres ou esclaves. Et si l'histoire est obligée de rapporter les causes de cette maladie, voici celles qui paraissent les plus vraisemblables. Il avait fait des pluies abondantes l'hiver précédent, il arriva que les endroits creux s'étant remplis, l'eau y séjourna longtemps et en fit autant de marais. L'été survenant là-dessus, porta la chaleur jusqu'au fond de ces eaux fangeuses et en fit sortir des vapeurs épaisse et puantes, qui s'échauffant encore d'avantage dans l'air extérieur, le corrompirent entièrement. C'est même là ce qui rend très malsain en général le voisinage des eaux bourbeuses. La mauvaise qualité des aliments se joignit à cette première cause ; car tous les fruits de cette année là n'enfermaient que de l'humidité et tendaient tous à la pourriture. Enfin la troisième source de la contagion fut le manque absolu des vents étésiens, qui tempèrent ordinairement dans ce canton les ardeurs de l'été. Ainsi la chaleur continuant sans relâche, il est impossible que des hommes qui ne respiraient qu'un air enflammé, sans aucun intervalle de rafraîchissement, ne contractassent des maladies mortelles. Aussi furent-ils affligés de toutes celles qui sont caractérisées par la chaleur et l'inflammation. C'est pour cela que la plupart de ceux qui en étaient attaqués se jetaient dans des fontaines ou dans des puits pour éteindre le feu dont ils se sentaient embrasés. Enfin la Ville d'Athènes fut portée par l'excès de son infortune à la regarder comme une suite de quelque mécontentent des Dieux. C'est pourquoi sur l'avis d'un oracle ils purifièrent l'île de Délos consacrée à Apollon et qu'on crut avoir été souillée par certains morts qu'on y avait ensevelis. Ainsi déterrant tous les cercueils ils les transportèrent dans l'île de Rhene, voisine de Délos et ils publièrent de plus une ordonnance par laquelle il était défendu d'enterrer qui que ce soit dans cette île, et même aux femmes d'y accoucher. Ils rétablirent de plus l'assemblée solennelle de Délos, autrefois célèbre, mais oubliée depuis longtemps.




La peste à Athènes en 426 Facmeduse-292133e



La peste à Athènes en 426 Barre_plume-179688c
Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer, sur le site remacle.org.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La peste à Athènes en 426
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Séminaire intensif en peste + tétanos
» HAITI ENTRE LE CHOLERA LAVALAS ET LA PESTE GNBISTE ...LE MOT ET LES MAUX ????
» La peste noire
» (F/libre) Ariana Grande - Une petite peste
» Mon séjour à Athènes (avec report du meilleur side event...)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Faculté de l'Hostel-Dieu de Paris :: Aile Est :: Bibliothèque :: Médecin-
Sauter vers: