Faculté de l'Hostel-Dieu de Paris
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 Ambroise Paré

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Meleagre
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Duché/Comté : Normandie

MessageSujet: Ambroise Paré   Sam 1 Juin - 16:25

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"Labor improbus omnia vincit" ("Un travail acharné vient à bout de tout")

    Ambroise Paré est né sous Louis XII, au cours de l'hiver 1509-1510 (probablement le 7 décembre 1509), à Bourg-Hersent , une bourgade près de Laval en Mayenne, dans une dépendance de la maison seigneuriale du comte de Laval, d'un père modeste artisan coffretier. Il est le quatrième enfant de la fratrie. Il fait son apprentissage sous François Ier (cousin de Louis XII) à l'école du village qui ne lui apprend rien, non plus que son précepteur, un chapelain nommé Orsoy qui remplacera les leçons de latin par les travaux plus humbles de la campagne. Délaissant ses études, le jeune Ambroise prend une place d'apprenti barbier chez le chirurgien-barbier de Vitré Jean Vialot. Là, il manie le rasoir et se familiarise avec la saignée et panse les ulcères, les clous et les anthrax. Ne voulant point en rester là, il s'instruit seul en feuilletant les premières traductions de Galien et de Jean de Vigo.

    Sa curiosité l'amène jusqu'à Paris, où il est accompagné par son frère Jean, coffretier, pour suivre les cours de la rue de la Bûcherie (Faculté de Médecine d'alors), nous sommes approximativement en 1529; il est accueilli chez maître Jacques Goupil; à Paris il est l'élève des chirurgiens Urbain Larbalestier, Bremeil, Rastagne de Binosque et Séverin Pineau; on lui enseigne l'anatomie et la dissection; son livre de chevet est un ouvrage sur la grande chirurgie paru en 1478 d'une édition lyonnaise écrite en caractères gothiques. On peut lire dans ce livre les quatre qualités que l'auteur voulait au chirurgien et qui ont peut-être inspiré Paré: "Être tout à la fois lettré, expert, ingénieux et hautement moral."

    En 1533, il est admis en qualité de barbier-infirmier à l'Hôtel-Dieu, tous les matins il traverse le parvis de Notre-Dame pour se rendre dans son service. Il brûle d'opérer à son tour : "Ce n'est rien de feuilleter les livres, de gazouiller, de caqueter en chaire de la chirurgie, si la main ne met en usage ce que la raison ordonne."

    Il pratique la dissection et la diversité des malades lui donnent cette expérience réfléchie dont il ne cessera de dire qu'elle vaut tous les livres. D'apprenti, il est devenu alors maître barbier-chirurgien. Il ne peut devenir chirurgien ne connaissant pas le latin.


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    Campagne du Piémont

    A la fin de ses études, il s'engage pendant plusieurs campagnes:
    - La campagne du Piémont est engagée par François Ier pour ravitailler Turin et reprendre les villes et châteaux qu’occupait l’armée de Charles-Quint- En 1536 Paré est chirurgien militaire à l'armée d'Italie au service du duc de Montejean, colonel général d'infanterie.
    - En octobre 1537 il reçoit le baptême du feu à la bataille du Pas de Suse (Piémont).

    Innovations thérapeutiques

    - C'est à Turin qu'il se révèle comme un innovateur courageux dans le traitement moins inhumain de cautérisation des plaies par armes à feu : il est forcé, par manque d'huile bouillante, d'appliquer sur les plaies un onguent "digestif" fait d'un mélange de jaunes d'oeufs, d'huile de rosat et de térébenthine. C'est ainsi que le hasard va forcer un jeune barbier de 27 ans de remettre en cause, des siècles de brutale et inefficace thérapeutique. Dès lors, il jure "de ne jamais plus brûler aussi cruellement les pauvres blessés". Pendant son séjour en Piémont qui va durer un an, il se multiplie car ses méthodes "douces" ont évidemment séduit officiers et soldats, et il est certainement l'homme le plus occupé de la province. Amputations, trépanations, luxations (il pratique alors la première désarticulation du coude), plaies diverses, il se taille une réputation de virtuose, étonne ses confrères "vu son bas âge", et se perfectionne par la multiplicité des cas traités.

    A l'automne 1538, Monsieur de Montejan, son protecteur, meurt à Turin, Paré revient à Paris.

    C'est vers 1540-1541 que Paré obtient le titre de maître barbier-chirurgien à Paris.

    Après la campagne du Piémont, Ambroise Paré songe à se marier. Le 30 juin 1542 il épouse Jehanne Masselin dans la paroisse Saint-André-des-Arts à Paris. Ils eurent trois enfants : François (1545), Isaac (1559), Catherine (1560).

    Puis il se met au service de Henri de Rohan (1542) et assiste avec lui au siège de Perpignan, occupée par les espagnols, où il soigne et guérit à Montpellier, à l'aide d'un procédé simple permettant de localiser le projectile qui vient de l'atteindre, le maréchal Charles Cossé de Brissac frappé d'une arquebusade à l'épaule droite. Il a l'idée de replacer le blessé dans la position initiale au moment de l'impact pour récupérer la balle perdue. Puis il se rend au camp de Maroilles dans la Basse-Bretagne. En 1543, il fait le voyage de Landrecies menacé par les Anglais, et assiste au siège de Guise.

    En août 1545, Ambroise Paré part pour Boulogne-sur-Mer, occupé par les Anglais, retrouver le roi. Il y soigne le duc François de Guise de la plaie faite "par un terrible coup de lance qui, au-dessus de l'oeil dextre, déclinant vers le nez, entra et passa outre de l'autre part, entre nuque et oreille" et qui en fera...le Balafré.

    La même année, il publie son premier ouvrage : "La méthode de traicter les playes faictes par les arquebutes et aultres bastons à feu ; et celles qui sont faites par flèches, dardz et semblables, aussi des combustions spécialement faites par la la poudre à canon". Ce fut un ouvrage révolutionnaire en plusieurs points : d'abord, il était écrit en français, ensuite il était écrit par un barbier pour les barbiers, enfin ceci sans collaboration d'un docteur régent de la Faculté.
    Dans le même temps, il fait paraître un "Précis d'accouchement et d'anatomie" à l'usage des apprentis barbiers.

    Après la mort de François 1er le 31 mars 1547, Paré retrouve à nouveau Paris où il pratique opérations, accouchements et réductions des fractures.


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    Fin juin 1552, au siège de Damvilliers (près de Verdun) , investi par Henri II au retour du "voyage d'Allemagne" Paré pratiquera la première amputation de cuisse d'un gentilhomme de la suite de Rohan, puis il généralisa le procédé de ligature des vaisseaux (grosses veines et artères) au dessus de la partie amputée, déjà connu mais non pratiqué d'Hippocrate, au lieu d'utiliser les cautères habituels (fer rouge), ce qui permet de réduire les risques d'hémorragie, les douleurs et favorise la guérison. Tant qu'il ne sauva que des soldats et des officiers, la Faculté ne se préoccupa guère de cette bienfaisante nouveauté, mais quand après trente ans de guerres et de voyages, Paré se consacra entièrement aux "civils" parisiens avec le même bonheur, la Faculté s'étonna, puis s'inquiéta de cette opposition avec les idées communément admises. Il servira René Ier de Rohan-Gié jusqu'à sa mort en octobre 1552, dans un combat d'avant-garde mal engagé.

    En octobre-décembre 1552, Paré est enfermé dans Metz, assiégée par Charles Quint et 60 000 Impériaux, défendue par le meilleur capitaine de la chrétienté, le duc François de Guise que Paré avait sauvé au siège de Boulogne, et qui depuis portait avec aisance le glorieux surnom de Balafré. La retraitede Charles-Quint fut désastreuse. Les Français sortirent, battirent l’arrière-garde et enlevèrent une grande partie du parc de siège. Le camp impérial, plein de malades et de mourants étendus dans la boue glacée, était si piteux à voir que les Français en eurent compassion et secoururent généreusement tous ces pauvres abandonnés, Ambroise Paré à leur tête. La "courtoisie de Metz" passa en proverbe et fit grand honneur à l’armée française.

    En juillet 1553, Paré est prisonnier au siège de Hesdin, puis libéré après que le roi ai payé la rançon .

    Bien qu'ignorant toujours le latin, à la faveur d'un jury s'ingéniant à l'aider et ne faisant pas cas de son langage "assez barbare et corrompu", Paré, avec l'appui du roi ("in favorem Regis"), reçoit le bonnet tant convoité de chirurgien-juré le 8 décembre 1554, (il est alors maître au Collège de Saint-Cosme). Le 12 août 1557, Ambroise est appelé pour soigner les blessés de la défaite de Saint Quentin (défaite du connétable Anne de Montmorency) .

    Après les princes, les rois... Recommandé par Isabeau d'Albret (1512-1556) à son frère Henri II d'Albret roi de Navarre (1502-1555), maître Ambroise Paré va devenir successivement :

    - en 1559, chirurgien ordinaire de Henri II (1519-1559) fils de François Ier,
    - en 1559, premier chirurgien de François II (1544-1560) fils aîné de Henri II,
    - en 1561, chirurgien de Charles IX (1550-1574) troisième fils de Henri II
    - en 1575, chirurgien de Henri III (1551-1589) quatrième fils de Henri II
    - avant de s'éteindre un an après l'avènement de Henri IV.

    C'est entre Charles IX et Paré qu'aura lieu le légendaire dialogue:
    "- J'espère bien que tu vas mieux soigner les rois que les pauvres?
    - Non Sire, c'est impossible.
    - Et pourquoi?
    - Parce que je les soigne comme des rois."


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    Le 1er janvier 1562, Ambroise Paré est nommé premier chirurgien du roi Charles IX, par Catherine de Médicis, c'est aussi le début de la première guerre religieuse à laquelle Ambroise participe (en qualité de chirurgien) avec l'armée royale. Du 26 septembre au 26 octobre 1562, Rouen est assiégée. Le 3 novembre, le roi de Navarre, Antoine de Bourbon (père de Henri IV) est blessé. Il devient alors le patient d'Ambroise. Malheureusement, le souverain décède peu de temps après, le 17 novembre aux Andelys.

    Pendant deux ans (Janvier 1564-mai 1566) il accompagne le roi Charles IX et la reine-mère dans un voyage à travers la France, à Lyon il a l'occasion d'étudier la peste qu'il connait bien pour l'avoir lui-même contracter lors de son stage à l'Hôtel-Dieu de Paris; aussi en 1568 il publie le "Traité de la peste", livre attachant parce que vécu.

    Dans la nuit du 24 août 1572, ( massacre de la Saint-Barthélemy), A. Paré soigne Coligny, un chef protestant, victime d'un attentat manqué (22 août) . Charles IX protège et sauve Paré qui passe pour protestant, en l'enfermant, dit-on, dans sa garde-robe. Le roi lui aurait demandé de se faire catholique, ce à quoi le médecin répondit : "Par la lumière de Dieu, Sire, je crois qu'il vous souvient m'avoir promis de ne me commander jamais quatre choses, savoir : de rentrer dans le ventre de ma mère, de me trouer à un jeu de bataille, de quitter votre service et d'aller à la messe."

    Sa première épouse étant décédée le 4 novembre 1573; Bien que septuagénaire, il prend également le temps de se remarier à la paroisse Saint Séverin le 18 janvier 1574, avec Jacqueline Rousselet tardivement de cinq nouveaux enfants: Anne (1575), Ambroise I (1576), Marie (1578), Jacqueline (1579), Catherine (1581) et Ambroise II (1583).

    En 1575, Paré devient le premier chirurgien du roi Henri III qui a succédé à Charles IX .

    Paré suspend alors les voyages pour se consacrer à la rédaction de ses livres. Il écrit, édite et fait paraître ses œuvres complètes. La Faculté de Médecine proteste contre la mise en vente de l'ouvrage qu'elle juge attentatoire aux bonnes mœurs. La guerre entre la Médecine et la Chirurgie est déclarée, les Ecoles des deux disciplines resteront encore séparées jusqu'en 1616, année de la construction des locaux du Collège de Chirurgie.

    Arrivé vers la fin de sa vie, c'est le temps des méditations après les querelles. Une phrase d'Henry de Mondeville lui vient alors: "Rien de plus certain que la mort et rien de plus incertain que son heure."

    Il rend son dernier souffle le 20 décembre 1590, ses funérailles grandioses seront célébrées en l'église Saint-André-des-Arts de Paris où il est inhumé. A sa mort Paré laisse outre sa seconde femme qui lui survivra jusqu'en 1600, trois enfants vivants, trois filles et aucune postérité mâle.


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    Dans sa haine acharnée, sans trève ni merci, contre la corporation des chirurgiens, guerre qui ne cessa qu’avec la fusion de la médecine et de la chirurgie, la Faculté de médecine de Paris était parvenue à mettre ses ennemis sous sa domination, et entre autres droits qu’elle s’était arrogés elle voulut et obtint que les chirurgiens vinssent tous les ans prêter serment entre ses mains. C’est ainsi que nous voyons (Reg.-Comment. VII, 24 ro) Louis le Brun, Barnabé et Ambroise Paré, remplir cette dure obligation, le mercredi 18 octobre 1559, et payer même chacun deux sols parisis.

    Mais, depuis un arrêt du Parlement, qu’elle avait obtenu le 3 mai 1535, la Faculté était en possession d’un autre privilège, celui d’avoir un contrôle absolu sur la publication des ouvrages se référant aux sciences médicales, et de pouvoir empêcher que toute publication de ce genre fût faite sans son approbation. Aussi ne manqua-t-elle pas de chercher, par trois fois, à exercer sa tyrannie contre la mise en lumière et la vente des Œuvres du grand chirurgien.

    En 1575, c’est la première édition de ce gros volume qui provoque la colère des docteurs-régents (2), Paré, "impudentissimus, imperitissimus, maximè temerarius", ayant osé le faire imprimer sans leur autorisation, tous les moyens furent bons à la Faculté pour exercer sa vengeance, et elle n’hésita pas à mettre dans son parti, non seulement un grand nombre de chirurgiens, que la gloire de Paré empêchait de dormir, mais encore le Prévôt et les échevins de Paris, qui, déclarant l’ouvrage comme impudique et contraire aux bonnes mœurs, demandèrent qu’il fût brûlé. Requête au Parlement, qui finit par retenir la cause, procès, débats (14 juillet 1575), plaidoirie de l’avocat Chauvelin au nom de la Faculté, tout fut inutile, et l’affaire fut appointée au Conseil, c’est-à-dire à peu près enterrée. À l’occasion de ce procès, et pour se défendre contre les attaques dont il était l’objet de la part des médecins de Paris, Paré a publié une Response aux calomnies d’aucuns médecins et chirurgiens touchant ses livres.

    La deuxième édition des Œuvres (1579) éveille de nouveau la susceptibilité de l’irascible Faculté, qui ne délégua pas moins de dix de ses membres pour donner leur avis sur cette édition. Les médecins de Paris paraissent avoir été encore pour leurs frais de poursuite, et la paix avoir été scellée, puisque le 3 juillet 1580 une grave épidémie régnant alors aux faubourgs de Saint-Marcel et de Saint-Victor, A. Paré accompagnait le doyen Henri de Monanteuil dans une visite qui fut faite aux pestiférés. Enfin, la traduction en latin du même ouvrage (1582) met encore le feu aux poudres. Cette édition porte ce titre : "Opera Ambrosii Parei, Regis primarii et Parisiensis chirurgi, a docto viro plerisque locis recognita, et latinitate donata, Jacobi Guillemeau, Regii et Parisiensis chirurgi labore et diligentia". L’ouvrage porte deux privilèges : l’un, de Rodolphe, empereur des Romains, dernier jour d’octobre 1582, l’autre du roi de France, 8 décembre 1582.

    C’est contre le libellé de ce titre que protesta la Faculté, soutenant sans doute avec raison, puisque Patin l’assure, que le traducteur était, non pas le chirurgien Jacques Guillemeau, mais bien un des siens, le docteur-régent Haultin, et qu’il fallait remplacer ce titre par celui-ci : Ambrosii Parei primarii Regis chirurgi opera latinitate donata a docto quodam viro : cura et diligentia Jacobi Guillemeau, chirurgi Parisiensis. Nous ne pouvons dire ce qui advint de cette résolution, laquelle pourtant eut un commencement de satisfaction, puisque dans la reddition des comptes du doyen G. de Baillou (4 novembre 1581), nous voyons une somme de VI sols payée à l’imprimeur Du Puys, pour ses peines d’avoir biffé presque deux mille feuillets de l’ouvrage de Paré (Ut cancellaret penè duo millia foliorum operis Ambrosii Parei, quae proeficiebant nomen illius Guillemeau, tanquam plagiari, et alia denuo imprimeret).

    Notons ici une inspiration, cette fois malheureuse, de notre Paré, lorsque le 7 mai 1567, arguant de son titre de premier chirurgien du roi, il demanda que lui et ses successeurs dans ce même emploi eussent la prééminence sur les autres chirurgiens du royaume, et que personne ne pût exercer la chirurgie sans une licence accordée par le premier chirurgien, en présence de deux médecins. Cette prétention, qui devait être renouvelée trente et un ans plus tard, en faveur du premier médecin du roi, par Ribbits de la Rivière, premier médecin de Henri IV, ne fut pas écoutée, grâce à la protestation énergique des chirurgiens, et surtout de celle de Camuset, premier barbier du roi.


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**

    A Meudon, où il achète une maison en 1550, il est le paroissien d'un curé qui aura ses heures de gloire et de renommée : Rabelais ; si Paré n'était, dit-on, de religion protestante, les rencontres entre les deux hommes auraient pu être moins imaginaires et plus fructueuses.

    Paré était-il catholique ou protestant ? Cette querelle est née au XIXe siècle d'un désir d'annexer le grand homme au Pape ou à Luther !

    Paré est bon, il est grand, il est compétent, donc il est catholique, disent les catholiques, donc il est huguenot, disent les protestants.

    La base de l'argumentation protestante repose sur la relative concordance des témoins. De son vivant, Paré passe de façon constante pour être réformé : on tente de l'empoisonner à Rouen pour la "Religion", il faut que Charles IX le sauve lors de la Saint-Barthélémy, etc.

    L'argumentation catholique est d'ordre "liturgique" : Paré a été parrain plusieurs fois; sa sépulture à Saint-André-des-Arts s'est déroulée en grande pompe; l'Église le reconnaît donc pour un de ses fils. Dans le meilleur des cas, "on" admet qu'il a pu être "réformé", mais qu'il s'est converti (après la Saint-Barthélemy ?) et qu'il est mort dans le giron de la Sainte Eglise apostolique et romaine.

    M. Bordier complète l'argumentation : "On s’imagine que les ministres protestants d’alors attendaient leurs ouailles la plume à la main, dans de tranquilles presbytères, pour inscrire leurs actes et les bénir, tout comme il se pratique aujourd’hui; mais on oublie que la persécution contre les protestants, jusqu’à l’Édit de Nantes, n’a jamais cessé d’être, à Paris, atroce; on ne pouvait s’avouer protestant qu’au péril de ses jours; l’Église réformée était comme secrète, ses ministres étaient obligés de se cacher ou de s’enfuir, et ses fidèles étaient sans église, sans cimetière, et à plus forte raison sans registres de l’état civil. Dans l’origine de la Réforme, les protestants continuèrent à être enterrés avec les catholiques, et les édits de mars 1563 et mars 1567 portent textuellement qu’à Paris, ceux de la Religion qui viendraient à y décéder seront « enterrés ès cimetières de leurs paroisses ». D’ailleurs, comment veut-on que fissent les protestants? Il fallait bien les enterrer quelque part, et quand on avait d’ancienneté la propriété d’un caveau dans une église catholique, quoi de plus légitime, et à la fois plus forcé, que de s’en servir? Quant à l’inscription des actes de baptêmes et mariages par la main du curé, il fallait bien choisir aussi entre la soumission à cette contrainte ou l’absence d’inscription légale (…) La présentation dans une église catholique des protestants ne prouve donc absolument rien contre leur foi. "

    "Sois tel envers autrui que tu voudrais qu'on fût en ton endroit". "De sorte que si quelqu'un n'est point de cette courtoisie, il est plutôt à nombrer entre les bêtes qu'entre les hommes usant de raison..." Ainsi s'exprimait Ambroise Paré dans l'introduction de ses œuvres complètes.

    Il pouvait se glorifier de s'être élevé de barbier au titre de chirurgien après avoir mené grandes querelles notamment avec...la Faculté et créer la chirurgie militaire.

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