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 Hippocrate

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Meleagre
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Date d'inscription : 15/01/2013
Duché/Comté : Normandie

MessageSujet: Hippocrate   Lun 27 Mai - 18:02

Citation :





"La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin."

    Hippocrate [du grec Hippocratos, dompteur de chevaux : cette traduction suggère une relation avec la Thessalie seule région de la Grèce ancienne, avec la Béotie, où l'on pratiquait l'élevage de cet animal] semble être né autour de 460 avant notre ère dans une petite île du Dodécanèse (proche de l'Asie mineure), l'île de Cos, et mort à Larissa, en Thessalie, vers 377 avant notre ère.

    Il fait figure de père de la médecine. Son nom recouvre en fait l'œuvre d'une école médicale qui, sous le double signe du rationalisme et de l'observation, établit une approche du corps humain affranchie de considérations religieuses ou magiques.

    La vie d'Hippocrate reste très mal connue. Issu du clan des Asclépiades, qui prétendaient descendre d'Asclépios, le dieu grec de la Médecine, et exerçaient héréditairement cette activité, il apprend d'abord de son père les données essentielles de la médecine sacerdotale, notamment les bases indispensables de l'anatomie. Il quitte ensuite son île natale pour suivre l'enseignement de médecins réputés.
    Ainsi doté d'un solide bagage, il acquiert une réputation grandissante d'habile praticien et devient médecin itinérant, soignant les patients de ville en ville tout en approfondissant ses connaissances en pathologie et en thérapeutique.

    Il visite ainsi la Thrace, la Thessalie et atteint la Macédoine, où il discerne chez le roi Perdiccas II (mort vers 413 avant notre ère), aïeul d'Alexandre, une névrose d'origine sentimentale, considérée jusque-là comme une "phtisie", c'est-à-dire à l'époque comme une lésion organique.
    Suivant la mer Noire, il gagne l'Asie Mineure et revient à Cos, où il fonde son école de médecine vers l'an 420 avant notre ère.
    Bien plus tard, sans que la date exacte nous soit connue, il quitte Cos, où son gendre poursuit son enseignement.
    Avec deux de ses fils, il revient en Thessalie, à Larissa, où il fonde une nouvelle école et où s'achève sa longue existence.


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    On doit avant tout à Hippocrate le principe de la recherche des causes des maladies, après l'établissement d'un diagnostic fondé sur un ensemble de signes cliniques. Fondamentalement rationnelle, sa démarche ne fait pas plus appel aux dieux, pour comprendre la cause d'une maladie, qu'à la magie pour la guérir. Le patient devient la préoccupation première du praticien, ce qu'exprime encore de nos jours le "serment d'Hippocrate", dont voici les premières lignes :

    "Je jure par Apollon médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin, que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants."

    La médecine hippocratique se distinguait par son strict professionnalisme, sa discipline et la rigueur de sa pratique. L’ouvrage d'Hippocrate Sur le Médecin recommande aux médecins d'être toujours rigoureux, honnêtes, calmes, compréhensifs et sérieux.
    Hippocrate a porté une attention particulière à tous les aspects de sa pratique : il a donné des prescriptions détaillées pour l'éclairage, le personnel qui assistait le praticien, le positionnement des instruments et du patient, les techniques de bandage et de contention dans les salles d'opération. Il veillait même à garder les ongles d’une longueur convenable.

    L'école d'Hippocrate a donné beaucoup d'importance aux doctrines cliniques d'observation et de documentation. Ces doctrines enseignent aux médecins comment enregistrer leurs conclusions et leurs prescriptions médicamenteuses d'une manière très claire et objective de sorte que ces documents puissent être transmis à d'autres médecins et utilisés par eux.
    Hippocrate s’astreint avec minutie à noter régulièrement de nombreux symptômes comme le teint, le pouls, la fièvre, les douleurs, la motricité du patient et l’aspect des urines et des selles.

    Il a étendu ses observations cliniques à l’histoire de la famille et de l'environnement. Pour lui la médecine est l'art de l'observation et de l’examen clinique. Pour cette raison il peut légitimement être considéré comme "le Père de la médecine clinique". On lui attribue le mérite d’avoir décrit les symptômes de la grippe humaine et ses élèves sont les premiers à avoir fait des diagnostics, sinon précis, du moins pertinents.


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    L'œuvre attribuée avec certitude à Hippocrate comprend : Traité de l'ancienne médecine, Épidémies (livres I et III), Régime des maladies aiguës, Aphorismes (livres I à VII), Traité des airs, des eaux et des lieux, Traité des articulations, Traité des fractures, Traité des plaies de la tête, Traité des instruments de réduction, Traité du pronostic, le Serment et la Loi.
    Sont probablement aussi de lui la Nature de l'homme et le Régime des gens en santé.
    D'autres ouvrages, sans être d'Hippocrate lui-même, ont vraisemblablement été rédigés sous son contrôle : il s'agit du Traité des humeurs, des autres livres des Épidémies, de l'Officine du médecin et de l'Usage des liquides.

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