Faculté de l'Hostel-Dieu de Paris
- Royaumes Renaissants -

 
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 Livre II

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Meleagre
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Livre II Livre_11

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Livre II S10ECTION I


Premier malade
Pythion, qui demeurait auprès du temple de la Terre, fut saisi, le premier jour, d'un tremblement qui commença par les mains; fièvre aiguë; délire.
Second jour, tout s'aggrava.
Troisième jour, même état.
Quatrième jour, déjections peu abondantes de matières intempérées et bilieuses.
Cinquième jour, tout s'aggrava; les tremblements persistèrent; sommeils légers ; le ventre se resserra.
Sixième jour, expectoration variée et un peu rouge.
Septième jour, distorsion de la bouche.
Huitième jour, tout s'exaspéra, et les tremblements persistèrent encore.
Dès le début et jusqu'au huitième jour, l'urine fut ténue et incolore, elle présentait un énéorème semblable à un nuage.
Dixième jour, expectoration un peu mûrie; la maladie se jugea ; les urines furent un peu ténues au moment de la crise. Après la crise et au quarantième jour de la maladie il se forma un abcès au siège, et le dépôt de la maladie fut caractérisé par des accidents de strangurie.


Deuxième malade
Hermocrate, qui habitait près de la nouvelle muraille, fut pris d'une forte fièvre.
Dès le début, il éprouva de la douleur dans la tête et dans les lombes ; tension de l'hypocondre sans gonflement ; la langue était brûlée dès le commencement ; la surdité s'établit tout d'abord ; point de sommeil ; peu de soif ; urine épaisse, rouge, qui, laissée dans le vase, ne forma point de dépôt ; évacuation, non petite, de matières adustes.
Cinquième jour, urine ténue avec un énéorème, et sans sédiment; hallucinations durant la nuit.
Sixième jour, ictère; tout s'aggrava ; point de connaissance.
Septième jour, grand malaise; urines ténues, comme précédemment; les jours suivants elles gardèrent le même caractère.
Vers le onzième jour, tout parut s'alléger. Le malade commença à avoir de l'assoupissement; l'urine qu'il rendit était plus épaisse, un peu rouge, avec de petites choses dans le bas ; elle ne donna point de dépôt ; peu à peu le malade reprit sa connaissance.
Quatorzième jour, point de fièvre; il ne sua pas ; il dormit; il eut sa pleine raison; urines de même apparence.
Vers le dix-septième jour, récidive ; le malade eut de la chaleur.
Les jours suivants, fièvre aiguë; urines ténues; hallucinations.
Vingtième jour, nouvelle crise ; point de fièvre ; il ne sua point ; anorexie durant tout le temps; pleine connaissance ; impossibilité d'articuler; langue un peu sèche; point de soif; un peu de sommeil; du coma.
Vers le vingt-quatrième jour, retour de la chaleur fébrile ; selles liquides, abondantes et ténues; et, les jours suivante, fièvre aiguë ; langue rôtie.
Mort au vingt-septième jour.

Chez ce malade, la surdité dura tout le temps; les urines furent ou épaisses et rouges, sans sédiment, ou bien ténues, incolores et avec énéorèmes ; il ne put prendre aucun aliment.


Troisième malade
L'homme logé dans le jardin de Déalcès avait eu, pendant longtemps, de la pesanteur de tête, et une douleur dans la tempe droite ; une cause occasionnelle s'y étant jointe, il fut pris d'une fièvre intense ; il se coucha.
Second jour, il perdit par la narine gauche quelques gouttes d'un sang pur ; il rendit une selle louable, de matières solides; urines ténues, variées, avec de petits énéorèmes, comme de la farine d'orge, semblables à du sperme.
Troisième jour, fièvre aiguë ; selles noires, ténues, écumeuses, avec un dépôt d'une couleur livide; le malade eut un peu de carus ; il éprouvait du malaise quand il se levait ; dans les urines, dépôt noirâtre et un peu visqueux.
Quatrième jour, vomissement peu abondant de matières bilieuses, jaunes, et, après un court intervalle, de matières érugineuses; léger écoulement d'un sang pur, de la narine gauche ; mêmes selles ; mêmes urines ; petite sueur autour de la tête et des clavicules ; tuméfaction de la rate ; douleur dans la cuisse correspondante ; tension de l'hypochondre droit sans grand gonflement; la nuit, point de sommeil; légères hallucinations.
Cinquième jour, selles plus abondantes, noires, écumeuses; la nuit, point de sommeil; hallucinations.
Sixième jour, selles noires, grasses, visqueuses, fétides; sommeil; intelligence meilleure.
Septième jour, langue légèrement sèche; soif; point de sommeil; hallucinations; urines ténues et d'une couleur qui n'est pas bonne.
Huitième jour, selles noires, peu abondantes, liées; sommeil; intelligence; soif médiocre.
Neuvième jour, frisson ; fièvre aiguë ; sueur ; refroidissement ; hallucinations, distorsion de l'œil droit ; langue un peu sèche; soif; insomnie.
Dixième jour, même état.
Onzième jour, l'intelligence est pleinement revenue; point de fièvre; sommeil, urines ténues vers la crise.
La fièvre eut une intermission de deux jours ; elle revint le quatorzième, jour; ensuite, point de sommeil la nuit ; hallucinations sur toute chose.
Quinzième jour, urine bourbeuse, et semblable à celle qui est agitée après avoir laissé tomber son sédiment ; fièvre aiguë; hallucinations sur toute chose ; point de sommeil ; douleur dans les genoux et les mollets ; l'application d'un suppositoire détermina l'évacuation d'excréments noirs.
Seizième jour, urines ténues, avec un énéorème nuageux; hallucinations.
Dix-septième jour, le matin, extrémités froides ; on couvrit le malade ; fièvre aiguë ; sueur générale ; allégement ; meilleure intelligence; il n'était pas sans fièvre ; soif ; il vomit en petite quantité des matières bilieuses et jaunes; il rendit dès excréments durs/et bientôt après il eut des selles peu abondantes, noires et ténues ; urines ténues, qui n'étaient pas d'une bonne couleur.
Dix-huitième jour, nulle connaissance; coma.
Dix-neuvième jour, mime état.
Vingtième jour, sommeil ; retour complet de la raison ; sueur ; point de fièvre ; point de soif; mais les urines restent ténues.
Vingt-et-unième jour, légères hallucinations ; un peu de soif; douleur de l'hypochondre droit, et, à l'ombilic, battement qui persiste jusqu'à la fin.
Vingt-quatrième jour, dépôt dans les urines; pleine connaissance.
Vingt-septième jour, douleur de la hanche droite; urines ténues; elles donnèrent un dépôt; du reste l'état fut très supportable.
Vers le vingt-neuvième jour, douleur de l'œil droit; urines ténues.
Quarantième jour, évacuations assez fréquentes de matières pituiteuses et blanches ; sueur profuse et générale ; solution définitive de la maladie.
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Livre II S10ECTION II


Quatrième malade
A Thasos, Philistès eut longtemps de la céphalalgie, et, parfois saisi d'une somnolence profonde, il se mettait au lit. Des excès de boisson ayant engendré une fièvre continue, la douleur s'aggrava ; il eut d'abord de la chaleur, la nuit.
Premier jour, il vomit, en petite quantité, des matières bilieuses et jaunes d'abord, puis, en plus grande quantité, des matières érugmeuses ; il eut une selle solide ; malaise durant la nuit.
Second jour, surdité ; fièvre aiguë ; tension de hypochondre droit, qui est rentré en dedans; urines ténues, transparentes, avec un petit énéorème semblable à du sperme ; il eut le transport vers le milieu du jour.
Troisième jour, état pénible.
Quatrième jour, convulsions ; aggravation de tous les symptômes.
Cinquième jour, mort le matin.


Cinquième malade
Chaerion, qui était couché chez Démaenétus, fut pris d'une fièvre intense après des excès de boisson ; puis il ressentit une pesanteur douloureuse de la tête ; il ne dormit pas ; le ventre fut dérangé, et le malade eut des selles ténues et un peu bilieuses.
Troisième jour, fièvre aiguë ; tremblement de la tête et surtout de la lèvre inférieure ; bientôt après, frisson ; convulsions ; hallucinations sur toute chose ; nuit pénible.
Quatrième jour, le malade fut tranquille ; un peu de sommeil; divagations.
Le cinquième jour fut laborieux ; tout s'aggrava; délire ; nuit pénible ; point de sommeil.
Sixième jour, même état.
Septième jour, frisson ; fièvre aiguë ; sueur générale ; crise. Les selles, durant tout ce temps, avaient été bilieuses, peu abondantes et intempérées ; les urines, ténues, d'une bonne couleur, et avec un énéorème nuageux.
Vers le huitième jour, il rendit des urines d'une meilleure couleur, avec un dépôt blanc et peu abondant ; retour de l'intelligence ; point de fièvre ; intermission.
Neuvième jour, récidive.
Vers le quatorzième jour, fièvre aiguë.
Seizième jour, vomissements bilieux, jaunes, assez fréquents.
Dix-septième jour, nouveau frisson ; fièvre aiguë ; sueur ; apyrexie ; crise ; les urines, après la récidive et la crise, furent de bonne couleur, et eurent un dépôt; le malade n'eut point d'hallucination durant la reprise de la fièvre.
Dix-huitième jour, retour de la chaleur fébrile ; un peu de soif; urines ténues avec énéorème nuageux ; légères hallucinations.
Vers le dix-neuvième jour, point de fièvre, douleur dans le cou; dépôt dans les urines ; solution définitive de la maladie le vingtième jour.


Sixième malade
La fille d'Euryanax, vierge, fut saisie d'une fièvre violente; elle fut sans soif durant tout le cours de sa maladie, et sans goût pour les aliments. Elle eut des selles peu abondantes, des urines ténues, en petite quantité et d'une couleur peu favorable.
Au commencement de la fièvre, elle ressentit de la douleur au siège.
Étant au sixième jour, elle fut sans fièvre, elle ne sua pas ; il y eut crise, l'abcès formé au siège rendit un peu de pus, il s'ouvrit au moment de la crise.
Étant au septième jour après la crise, elle eut du frisson ; la chaleur qui suivit fut peu forte; la malade sua.
Étant au huitième jour, après la crise, elle eut un frisson peu considérable ; maïs ensuite les extrémités restèrent froides.
Vers le dixième jour, après une sueur qui survint, elle eut des hallucinations, et reprit promptement sa connaissance ; on attribua cet accident à une grappe de raisin qu'elle avait mangée.
Avant eu une intermission le douzième jour, elle délira de nouveau et beaucoup ; le ventre se dérangea ; selles bilieuses, petites, intempérées, ténues, mordantes; la malade se mit souvent sur le siège.

Elle mourut le septième jour après celui où elle avait eu des hallucinations en dernier lieu. Cette jeune fille, dès le début de la maladie, eut de la douleur dans la gorge, qui resta constamment rouge; luette rétractée; fluxions abondantes, ténues, acres: toux grasse, qui n'amenait rien ; la malade ne prit point de nourriture durant ce temps, et elle n'en éprouva aucun désir ; point de soif; elle buvait à peine ; gardant le silence, elle ne prononçait pas une parole ; abattement; elle désespérait d'elle-même. Il y avait aussi en elle quelque disposition innée à la phtisie.


Septième malade
La femme affectée d'angine, qui demeurait chez Aristion ; chez elle le mal commença d'abord par la langue ; la voix était mol articulée; la langue, rouge, se sécha.
Premier jour, frissonnement suivi de chaleur.
Troisième jour, frisson ; fièvre aiguë ; une tuméfaction dure et d'un rouge obscur s'étendit sur le col et sur la poitrine, des deux côtés; extrémités froides, livides ; respiration élevée ; les boissons revenaient par les narines; la malade ne pouvait avaler; les selles et les urines se supprimèrent.
Quatrième jour, tout s'aggrava.
Cinquième jour, elle mourut d'angine.


Huitième malade
Le jeune homme qui demeurait sur la place des Menteurs, fut pris d'une fièvre intense à la suite de fatigues, d'exercices et de courses auxquelles il n'était pas accoutumé. Premier jour, ventre dérangé, déjections bilieuses, ténues, abondantes; urines ténues, noirâtres ; point de sommeil ; soif.
Deuxième jour, tout s'aggrava ; selles plus abondantes, plus inopportunes; point de sommeil ; intelligence troublée; petites sueurs.
Troisième jour, malaise; soif ; nausée ; grande agitation ; angoisses ; hallucinations ; extrémités livides et froides; tension de l'hypochondre des deux côtés, sans grand gonflement.
Quatrième jour, point de sommeil ; l'état du malade empira.
Septième jour, le malade mourut. Il était âgé d'environ vingt ans.


Neuvième malade
La femme qui était couchée chez Tisamène, eut une invasion soudaine et grave des symptômes de l'iléus.
Vomissements fréquents ; elle ne pouvait garder de boisson.
Douleurs aux hypochondres ; douleurs au bas du ventre ; tranchées continuelles ; point de soif; elle eut de la chaleur ; extrémités froides durant tout le temps ; nausées ; insomnie ; urines peu abondantes, ténues ; selles sans coction, ténues, petites; rien ne pouvait la soulager, elle mourut.


Dixième malade
Parmi les femmes de la maison de Pantimidès, une, après avoir avorté à une époque peu avancée de sa grossesse, fut prise, le premier jour, d'une fièvre intense ; sécheresse de la langue ; soif ; nausées ; insomnie ; ventre dérangé ; déjections abondantes de matières ténues et sans coction.
Second jour, frisson ; fièvre aiguë; déjections alvines abondantes ; point de sommeil.
Troisième jour, les souffrances furent plus considérables.
Quatrième jour, hallucinations.
Septième jour, mort.

Le ventre fut relâché durant tout le cours de la maladie ; les selles furent abondantes, ténues et sans coction ; les urines rares et ténues.


Onzième malade
Une autre, femme d'OEcetès, ayant avorté au cinquième mois, fut prise d'une fièvre intense ; dès le début elle présenta des alternatives de coma et de veille; douleurs des lombes ; pesanteur de la tête.
Second jour, dérangement du ventre; déjections peu abondantes, ténues et intempérées d'abord.
Troisième jour, déjections plus abondantes; plus mauvaises ; point de sommeil la nuit.
Quatrième jour, hallucinations ; craintes ; découragements ; distorsion de l'œil droit; petite sueur froide autour de la tête; extrémités froides.
Cinquième jour, tout s'aggrava ; beaucoup de divagations; puis, derechef, la malade revint promptement à elle ; point de soif; insomnie ; évacuations alvines abondantes et inopportunes jusqu'à la fin ; urines rares, ténues, noirâtres ; extrémités froides, un peu livides.
Sixième jour, même état.
Septième jour, mort.


Douzième malade
Une femme, qui demeurait sur le marché des Menteurs, ayant, après un accouchement laborieux, mis au monde, pour la première fois, un enfant mâle, fut prise d une fièvre intense.
Dès le début, soif, nausées; légère carclialgie; langue un peu sèche ; le ventre se dérangea, selles ténues et peu abondantes; point de sommeil.
Deuxième jour, petit frisson; fièvre aiguë; petite sueur froide autour de la tête.
Troisième jour, état pénible ; évacuations alvines, sans coction, ténues, abondantes.
Quatrième jour, frisson; tout s'aggrava; insomnie.
Cinquième jour, état pénible.
Sixième jour, mêmes symptômes; évacuations alvines liquides et abondantes.
Septième jour, frisson; fièvre aiguë; soif extrême; agitation; vers le [soir, une sueur froide se répandit sur tout le corps ; refroidissement; extrémités froides; la malade ne se réchauffa pas; nouveaux frissons durant la nuit ; les extrémités ne se réchauffèrent pas ; point de sommeil ; légères hallucinations, et bientôt retour de la connaissance.
Huitième jour, la malade se réchauffa vers le milieu de la journée; elle eut de la soif, de l'assoupissement, des nausées; elle vomit des matières bilieuses, en petite quantité, jaunâtres ; nuit pénible; point de sommeil; elle rendit en peu de temps beaucoup d'urine, sans s'en apercevoir.
Neuvième jour, diminution de tous les accidents ; assoupissement ; vers le soir, petit frisson ; petit vomissement bilieux.
Dixième jour, frisson ; la fièvre s'aggrava ; nul sommeil ; au matin, la malade rendit beaucoup d'urine, qui déposa ; les extrémités se réchauffèrent.
Onzième jour, vomissement érugineux, bilieux ; peu de temps après, retour du frisson; et, de nouveau, extrémités froides; au soir, frisson ; sueur froide ; vomissement abondant ; nuit pénible.
Douzième jour, vomissement abondant, noir, fétide, hoquet fréquent ; soif fatigante.
Treizième jour, vomissement abondant, noir, fétide ; frisson ; vers le milieu de la journée, perte de la voix.
Quatorzième jour, épistaxis ; mort.

Cette femme eut, durant tout le cours de la maladie, des selles liquides et des frissonnements ; elle était âgée d'environ dix-sept ans.
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Livre II S10ECTION III


Année pluvieuse, où le peu d'air qui se fit sentir venait du midi ; calme continuel. La sécheresse ayant dominé immédiatement auparavant pendant une année, il survint, vers le lever d'Arcturus (quelques jours avant l'équinoxe d'automne), des pluies abondantes, avec le vent du midi. Automne sombre, nuageux ; abondance d'eau. Hiver humide, mou, avec le vent du midi; mais longtemps après le solstice, à l'approche de l'équinoxe, retours de mauvaise saison ; et, vers l'équinoxe même, vent du nord, neige, qui ne durèrent pas longtemps. Après cette interruption, printemps calme, et où le peu d'air vint du midi ; pluies abondantes et continuelles, jusqu'à la canicule; été serein, chaud ; chaleurs étouffantes; les vents étésiens ne soufflèrent que peu, et sans régularité ; mais, vers le lever d'Arcturus, pluies abondantes, avec vent du nord. L'année ayant été ainsi soumise au vent du midi, humide et molle, on se porta bien, il est vrai, durant l'hiver, excepté les phtisiques, dont il sera parlé.


Dès le début du printemps, en même temps que les froids qui survinrent alors, il se manifesta toutes sortes d'affections : érysipèles nombreux, naissant chez les uns par une cause, chez les autres sans cause, de mauvaise nature, et qui enlevèrent beaucoup de monde ; maux de gorge fréquents ; altérations de la voix; causus; phrénitis; aphtes dans la bouche; tumeurs aux parties génitales ; ophtalmies ; anthrax ; dérangement du ventre ; anorexie ; soif chez les uns, et non chez les autres ; urines troubles, abondantes, mauvaises ; somnolence chez la plupart, avec des alternatives d'insomnie ; chez beaucoup, absence de crises, ou crises difficiles ; hydropisies ; beaucoup de phtisies; telles furent les maladies qui régnèrent épidétniquement. Il y eut des malades de chacune des espèces signalées plus haut, et beaucoup succombèrent. Voici les symptômes observés dans chacune de ces espèces.


L'érysipèle se développait pour une cause occasionnelle quelconque, sur les lésions les plus vulgaires, sur de toutes petites plaies, en quelque point du corps qu'elles siégeassent, mais surtout chez les personnes d'environ soixante ans, et à la tête; chez beaucoup, pour peu qu'on négligeât le traitement de ces lésions, chez beaucoup aussi même pendant qu'on les soignait ; de grandes inflammations survenaient, et rapidement l'érysipèle étendait ses ravages dans tous les sens. Chez la plupart, le dépôt de la maladie aboutissait à des suppurations ; et les chairs, les tendons et les os étaient largement détruits. Le flux qui se formait, ne ressemblait pas à du pus, mais c'était une autre espèce de putrilage et un flux abondant et varié. Chez ceux à qui il arrivait que la tête fut le siège de quelqu'une de ces lésions, le cuir chevelu entier et le menton étaient dépouillés de poils; les os étaient dénudés ; il en tombait des fragments ; il s'écoulait des flux abondants, et cela avec fièvre, ou sans fièvre. Ces accidents étaient plus effrayants que dangereux; car, parmi ceux chez qui la maladie aboutissait à une suppuration par l'intermédiaire de la coction, la plupart échappaient ; mais, parmi ceux chez qui l'inflammation et érysipèle s'en allaient sans faire aucun dépôt semblable, beaucoup succombaient. Les accidents étaient les mêmes, sur quelque endroit que ce mal errant allât se fixer : chez plusieurs le bras et l'avant-bras tout entier étaient dépouillés ; si le mal s'établissait à la poitrine, il en entamait les parois, ou à la partie antérieure, ou à la partie postérieure ; chez d'autres la cuisse entière, ou le tour de la jambe, ou le pied entier était dénudé. De tontes ces lésions, les plus fâcheuses étaient celles qui avaient pour siège le pubis et les parties génitales. Voilà ce qu'il en était des érysipèles nés autour des plaies et par une cause occasionnelle ; mais il en survenait beaucoup, et en même temps que les fièvres, et avant les fièvres, et pendant le cours des fièvres» Parmi ces érysipèles aussi, il arrivait que ceux où il s'établissait soit un dépôt par suppuration, soit quelque évacuation alvine opportune, soit une émission d'urines favorables, y trouvassent leur solution, mais que ceux où rien de pareil ne survenait, et qui disparaissaient sans soulagement manifeste, se terminassent d'une manière funeste. Ce fut surtout pendant le printemps que l'érysipèle régna ; cependant il se prolongea aussi durant l'été et jusque dans l'automne.


Beaucoup d'incommodité fut causée à quelques personnes par des tumeurs à la gorge, par des inflammations de la langue, par des abcès des gencives; chez plusieurs, la voix donna des indices, altérée et faussée, d'abord chez ceux qui commençaient à devenir phtisiques, puis même dans les causus et les phrénitis.


Les causus et les phrénitis commencèrent avec le printemps, après les froids qui s'étaient fait sentir ; ce fut alors que ces maladies attaquèrent le plus de monde; elles étaient aiguës et fort dangereuses. Voici quel était le caractère de ces causus : au début, coma, nausées, frissonnements; fièvre peu vive ; soif médiocre ; point de délire ; il s'écoulait des narines quelques gouttes de sang; les redoublements, chez la plupart, étaient aux jours pairs ; vers les redoublements, oubli, résolution générale, perte de la voix ; les mains et les pieds, toujours refroidis, se refroidissaient bien davantage à l'approche des redoublements; puis les malades se réchauffaient lentement et mal ; ils reprenaient leur connaissance et l'usage de la parole ; ils étaient ou absorbés par un coma continuel sans dormir, ou tenus dans l'insomnie par les souffrances. Chez la plupart, dérangement du ventre, évacuations sans coction, ténues, abondantes ; urines ténues, abondantes, n'offrant rien de critique ni d'avantageux ; il ne se manifestait, non plus, chez les malades ainsi affectés, aucun autre phénomène critique ; on ne voyait survenir chez eux, ni une hémorragie favorable, ni aucun des dépôts critiques qui se forment d'ordinaire. Les malades succombaient, comme cela se trouvait pour chacun, irrégulièrement, la plupart vers les crises, quelques uns ayant perdu depuis longtemps l'usage de la parole, beaucoup baignés de sueur. Tels étaient les symptômes dans les cas funestes ; ils étaient à peu près les mêmes chez les malades affectés de phrénitis. Ceux-ci étaient absolument sans soif, et aucun d'eux n'éprouva les transports qu'on observe d'ordinaire dans la phrénitis ; mais, en place, ils étaient livrés à une espèce d'accablement inerte et de mauvaise nature, dont le poids les faisait périr.


Il régnait aussi d'autres fièvres dont je parlerai. Beaucoup eurent des aphtes et des ulcérations de la bouche. Fluxions fréquentes sur les parties génitales, ulcérations, tumeurs au-dedans et au-dehors, gonflements dans les aines. Ophtalmies humides, longues et douloureuses; carnosités aux paupières, en dedans et en dehors, qui firent perdre la vue à beaucoup de personnes, et que l'on nomme des fics. Les autres plaies et les parties génitales étaient aussi le siège de beaucoup de fongosités. Bans l'été, on vit un grand nombre d'anthrax et d'autres affections qu'on appelle septiques; des éruptions pustuleuses étendues ; chez beaucoup de grandes éruptions vésiculeuses.


Les accidents du côté du ventre furent, chez beaucoup, nombreux et graves. D'abord des ténesmes douloureux furent communs, surtout parmi les enfants et tous ceux qui n'avaient pas atteint la puberté ; la plupart de ces enfants succombèrent. Il y avait des lientéries en grand nombre, et des dysenteries qui ne causaient, non plus, que des douleurs médiocres. Les déjections étaient bilieuses, grasses, ténues et aqueuses; dans bon nombre de cas elles constituaient la maladie même, ayant lieu non seulement dans les fièvres, mais sans les fièvres. Tortillements douloureux des intestins, et tranchées de mauvaise nature ; évacuations, bien que beaucoup de matières demeuras* sent retenues dans le corps, mais évacuations qui ne résolvaient pas les douleurs, et que les choses administrées aux malades ne déterminaient que difficilement; en effet, les purgations aggravaient le mal chez la plupart. Parmi ceux qui se trouvaient dans cet état, beaucoup succombaient rapidement, mais beaucoup aussi résistaient plus longtemps. En résumé, tous les malades, et ceux dont la maladie fut longue, et ceux dont la maladie fut aiguë, moururent surtout d'accidents du côté du ventre; car c'était le ventre qui les faisait tous périr.


L'anorexie fut générale, non seulement chez tous les malades énumérés antérieurement, à un degré que je n'avais jamais rencontré, mais encore, et surtout chez les malades dont il s'agit ici, chez ceux dont l'affection était du même genre, et, parmi les autres, chez ceux dont la vie était en danger. Dans les dérangements intestinaux sans les fièvres, les uns étaient altérés, les autres ne l'étaient pas ; dans les dérangements intestinaux joints aux fièvres et dans les autres affections, aucun malade n'avait une soif excessive, et il était loisible au médecin de régler leurs boissons comme il l'entendait.


Quant à l'urine, elle était abondante; mais l'émission, loin d'être en proportion avec les boissons administrées, les surpassait beaucoup en quantité ; de plus, une certaine malignité prédominait dans les urines rendues ; car elles n'avaient ni consistance, ni coction, ni actions dépuratoires utiles ; en général, les actions dépuratoires urinaires qui soulagent, sont de bon augure ; mais ici, à la plupart, elles annonçaient colliquation, perturbation, souffrances et absence de crises.


Les phrénitis et les causus étaient particulièrement accompagnés de coma ; ce symptôme survenait aussi dans le cours de toutes les autres grandes maladies qui étaient avec fièvre. En somme, on observait chez la plupart, ou un coma profond, ou des sommeils courts et légers.


Il régna beaucoup d'autres espèces de fièvres : tierces, quartes, quotidiennes-nocturnes, continues, longues, errantes, asodes, non réglées. Toutes ces fièvres s'accompagnaient d'un grand trouble : chez la plupart des malades, le ventre était dérangé ; il survenait des frissons, des sueurs qui n'étaient pas critiques, et des urines telles qu'elles ont été décrites plus haut. Le mal avait une longue durée chez la plupart; car les dépôts qui se formaient chez eux, n'amenaient point de solution, ainsi qu'il arrivait chez les autres. Toutes les maladies offraient, il est vrai, et la difficulté des crises et l'absence de crise, et la longue durée; mais cela se remarquait beaucoup plus dans celles-ci. Peu eurent une crise vers le quatre-vingtième jour ; chez la plupart la maladie cessait à l'aventure. Un petit nombre mourut d'hydropisie, sans prendre le lit ; beaucoup, ainsi que des malades atteints d'autres affections, et surtout les phtisiques, furent fatigués par des tuméfactions œdémateuses.


De toutes les maladies, la plus grande, la plus difficile, et celle qui emporta le plus de monde, fut la phtisie. Bon nombre commencèrent à en être affectes pendant l'hiver; et de ceux-là les uns prirent le lit, les autres dépérirent sans s aliter. Dès les premiers jours du printemps, la plupart de ceux qui s'étaient alités moururent ; quant aux autres, la toux, sans cesser chez aucun, diminua durant l'été ; mais à l'automne, tous se mirent au lit, et beaucoup succombèrent. La maladie fut de longue durée chez le plus grand nombre. L'aggravation soudaine de l'état de la plupart était signalée par l'apparition des symptômes suivants : frissonnements fréquents; dan s beaucoup de cas, fièvres continues, aiguës; sueurs inopportunes, abondantes et froides durant tout le cours de la maladie; refroidissement considérable, auquel la chaleur ne succédait que d'une manière imparfaite ; resserrement divers des évacuations alvines, remplacé par des alternatives rapides d'un dévotement qui prenait toujours une grande violence à la fin de la vie, toutes les humeurs du poumon se portant vers le bas; abondance d'urines qui n'étaient pas utiles ; colliquations fâcheuses. La toux était, il est vrai, constamment fréquente et accompagnée d'une expectoration copieuse de matières cuites et liquides, mais elle ne causait guère de douleur; et lors même que les malades en ressentaient un peu, l'évacuation des humeurs fournies par le pou* mon ne s'en faisait pas moins chez tous d'une manière très douce. La gorge n'était le siège que de peu d'irritation, et il n'y avait pas d'humeurs salées qui fatiguassent les malades; cependant des matières visqueuses, blanches,, liquides et écumeuses descendaient delà tête en abondance. Le mal le plus grand, qui ne quitta pas ces malades et les autres, ce fut l'anorexie, dont il a été parlé plus haut; car, n'ayant aucun goût pour les boissons avec les aliments, il étaient absolument sans soif. Ils étaient pesants de corps, dans la somnolence; la plupart s'œdématiaient et devenaient hydropiques ; ils avaient des frissonnements et du délire aux approches de la mort.


La phtisie sévit sur les hommes dont le corps était glabre, ceux dont la peau était blanchâtre, ceux dont la couleur était blafarde, ceux dont la couleur était un peu rouge, ceux qui avaient les yeux fauves, ceux qui avaient la chair molle et boursouflée, ceux qui avaient les omoplates saillantes ; il en fut de même pour les femmes. Quant aux complexions mélancoliques et un peu sanguines, elles furent frappées par les causus, les phrénitis et les dysenteries. Les jeunes gens flegmatiques furent attaquée de ténesmes; les personnes bilieuses, de diarrhées prolongées et de selles acres et graisseuses.


Dans tontes les maladies qui viennent d'être décrites, le printemps fut la saison la plus funeste et celle qui tua le plus de malades ; Tété fut la saison la plus bénigne, et celle où il en mourut le moins ; durant l'automne et sous les pléiades la mortalité redevint considérable. Telle fut la quatrième constitution. Il me semble que l'influence salutaire qui fut exercée par l'été est conforme au raisonnement ; en effet, l'arrivée de l'hiver guérit les maladies de l'été, et derechef l'été change les maladies de l'hiver. Cependant l'été de cette année ne fut pas, en lui-même, une saison régulière: mais il fat soudainement chaud, austral et sans air. Néanmoins le seul changement par rapport à l'autre constitution suffit pour produire une amélioration.


Je regarde comme une partie importante de l'art de la médecine l'habileté à porter un juste jugement sur ce qui est écrit. Celui qui en a la connaissance, et qui sait en user, ne commettra pas, à mon sens, de graves erreurs dans la pratique. Il faut apprendre à reconnaître avec exactitude la constitution de chaque saison et de chaque maladie; à distinguer quel est le bien commun, quel est le mal commun à la constitution ou à la maladie; quelle maladie est longue et mortelle, quelle est longue et sans danger ; quelle maladie est aiguë et mortelle, quelle est aiguë et sans danger. Partant de là, on est en état d'observer l'ordre des jours critiques, et d'en tirer les éléments du pronostic. Quand on sait ces choses, on sait aussi à quel malade, dans quel temps et de quelle manière il faut donner de la nourriture.
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Meleagre
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MessageSujet: Re: Livre II   Livre II EmptyLun 13 Mai - 18:33

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Livre II S10EIZE MALADES


Premier malade
Dans l'île de Thasos, l'homme de Parium, qui était couché au-dessus du temple de Diane, fut pris d'une fièvre aiguë, qui commença par être continue, ardente; soif; dans le début, alternatives de coma et d'insomnie ; dérangement du ventre au commencement ; urine ténue.
Sixième jour, le malade rendit une urine huileuse; il eut des hallucinations.
Septième jour, tout s'aggrava, il ne dormit nullement, mais l'urine resta la même, intelligence troublée; selles bilieuses, grasses.
Huitième jour, le malade eut une petite épistaxis ; il vomit quelques matières érugineuses; il sommeilla un peu.
Neuvième jour, même état.
Dixième jour, tout s'améliora.
Onzième jour, il eut une sueur qui ne fut pas générale ; il ressentit du froid, mais bientôt après il se réchauffa.
Quatorzième jour, fièvre vive ; selles bilieuses, ténues, abondantes ; énéorème dans les urines; hallucinations.
Dix-septième jour, état pénible, car il n'y eut pas de sommeil, et la fièvre augmenta.
Vingtième jour, sueur générale; apyrexie; selles bilieuses; dégoût des aliments; somnolence.
Vingt-quatrième jour, retour de la fièvre.
Trente-quatrième jour, apyrexie ; le ventre ne se resserra pas ; le malade eut un retour de chaleur.
Quarantième jour, apyrexie ; le ventre se resserra pendant peu de temps ; dégoût des aliments ; le malade eut de nouveau une petite fièvre, en général irrégulière; apyrexie qui, existant à un moment, n'existait plus à l'autre ; car, à peine y avait-il quelque intermission et quelque allégement, que la fièvre revenait.

En outre, le malade se nourrissait beaucoup et mal ; il avait de mauvais sommeils ; vers le temps des récidives, il éprouvait des hallucinations ; il rendait alors des urines épaisses, il est vrai, mais troubles et d'une nature défavorable ; le ventre tantôt se resserrait, tantôt se relâchait; fébricule continue ; selles abondantes, ténues.

Il mourut au cent vingtième jour.

Chez ce malade, dès le premier jour jusqu'à la fin, ou le ventre était relâché, et il y avait des selles bilieuses, liquides, abondantes, ou bien, si le ventre se resserrait, les évacuations étaient de matières brûlées et sans coction ; les urines furent constamment mauvaises; coma la plupart du temps; insomnie pénible; dégoût continuel des aliments.


Deuxième malade
Dans l'île de Thasos, la femme qui demeurait auprès de l'Eau froide, ayant mis au mondé une fille, et les purgations ne se faisant pas, fut prise, trois jours après l'accouchement, d'une fièvre aiguë et tremblante. Longtemps avant ses couches elle était fébricitante, alitée et sans appétit. Après le frisson qui eut lieu, les fièvres furent continues, aiguës et tremblantes.
Huitième jour et les jours suivants, hallucinations générales, rapidement interrompues par des retours de raison; ventre dérangé, selles abondantes, ténues, aqueuses, et de couleur de bile; point de soif.
Onzième jour, la malade reprit sa raison, mais elle était dans le coma, urines abondantes, ténues et noires; insomnie.
Vingtième jour, léger refroidissement, suivi bientôt après d'un retour de chaleur; léger délire dans les paroles ; insomnie ; les évacuations alvines restèrent les mêmes; urines aqueuses, abondantes. Vingt-septième jour, apyrexie ; resserrement du ventre ; la hanche droite ne tarda pas beaucoup à être le siège d'une douleur violente; les fièvres s'établirent de nouveau; urine aqueuse.
Quarantième jour, la douleur de la hanche s'allégea, il est vrai; mais il se manifesta une toux continuelle, humide, avec une expectoration abondante; le ventre se resserra; dégoût des aliments; urine présentant les mêmes caractères ; la fièvre, en somme, n'avait pas d mtermission, mais les redoublements en étaient erratiques, tantôt ils survenaient, et tantôt ils manquaient.
Le soixantième jour, la toux disparut sans signe, car il ne se manifesta ni aucune coction dans les crachats, ni aucun des dépôts qui ont coutume de se faire. La joue du côté droit fut prise de mouvements convulsifs. La malade eut du coma; elle délira dans les paroles, puis revint à elle rapidement; elle avait de l'aversion pour les aliments; la convulsion de la joue diminua ; il y eut quelques petites selles bilieuses ; la fièvre devint plus aiguë ; frissonnement.

Les jours suivants, la malade perdit la voix, pub elle revint à elle et articula.

Le quatre-vingtième jour, elle mourut.

Jusqu'à la fin les urines furent noires, ténues et aqueuses ; le coma persista ; anorexie, découragement, insomnie, emportements, agitation; l'atrabile lui dérangeait l'esprit.


Troisième malade
Dans l'île de Thasos, Pythion, qui était couché au-dessus du temple d'Hercule, après des travaux, des fatigues et un genre de vie mal réglé, fut saisi d'un grand frisson et d'une fièvre vive; langue légèrement sèche, bilieuse; altération ; le malade ne dormit pas ; urine noirâtre avec un énéorème dans le haut, il ne se forma pas de sédiment.
Deuxième jour, vers le milieu de la journée, refroidissement des extrémités, surtout des mains et de la tête ; perte de la parole, perte de la voix ; respiration courte pendant longtemps; il se réchauffa ; soif ; nuit passée tranquillement ; il sua un peu de la tête.
Troisième jour, la journée fut calme; mais le soir, vers le coucher du soleil, il ressentit un petit refroidissement ; nausées; trouble; nuit laborieuse ; il ne dormit pas; il rendit, en petite quantité, des matières liées.
Quatrième jour, tranquillité dans la matinée; mais vers le milieu de la journée tout s'aggrava; refroidissement ; perte de la parole, perte de la voix ; l'état empire; le malade se réchauffe à la longue ; il rendit des urines noires, avec un énéorème ; la nuit fut tranquille ; il y eut du sommeil.
Cinquième jour, le malade sembla mieux, mais il ressentait dans le ventre une pesanteur douloureuse; altération; nuit pénible.
Sixième jour, la matinée se passa tranquillement, il est vrai; mais, le soir, les souffrances augmentèrent; redoublement ; dans la soirée un petit lavement lui procura une selle favorable; la nuit il dormit.
Septième jour, pendant la journée, nausées ; un peu d'agitation ; il rendit une urine huileuse ; pendant la nuit beaucoup de trouble ; délire de paroles ; point de sommeil.
Huitième jour, le matin il dormit un peu ; mais bientôt après, refroidissement; perte de la voix; respiration ténue et faible; le soir il se réchauffa ; hallucinations : à l'approche du jour il eut une légère amélioration ; petites selles, intempérées, bilieuses.
Neuvième jour, coma ; nausées, lorsqu'il se réveillait ; soif médiocre ; vers le coucher du soleil il eut du malaise, du délire de paroles, et la nuit fut mauvaise. Dixième jour, le matin perte de la voix ; grand refroidissement, fièvre vive; sueur abondante; il mourut.

Ce malade avait le plus souffert pendant les jours pairs.


Quatrième malade
Le malade atteint de phrénitis, s'étant alité le premier jour, eut des vomissements abondants de matières érugineuses et ténues; fièvre tremblante, très forte; sueurs continues et générales ; pesanteur de la tête et du col, avec douleur ; urines ténues, énéorèmes petits et dispersés, point de sédiment, il rendit une grande quantité d'excréments; beaucoup d'hallucinations; point de sommeil.
Deuxième jour, le matin perte de la parole; fièvre aiguë; sueur; point d'intermission; battements dans tout le corps; la nuit, convulsions.
Troisième jour tout s'aggrava; il mourut.


Cinquième malade
A Larisse, un homme chauve éprouva subitement une douleur dans la cuisse droite ; aucun des remèdes qu'on lui administra ne le soulagea.
Premier jour, fièvre aiguë, ardente ; il n'avait point d'agitation ; les souffrances persistaient.
Second jour, la douleur de la cuisse diminua à la vérité, mais la fièvre prit de l'intensité; le malade avait du malaise ; il ne dormait pas ; extrémités froides ; il rendit une grande quantité d'une urine qui n'était pas favorable.
Troisième jour, la douleur de la cuisse cessa, mais il y eut dérangement de l'intelligence, trouble et beaucoup d'agitation.
Quatrième jour, vers le milieu de la journée il mourut. Maladie aiguë.


Sixième malade
Dans la ville d'Abdère, Périclès fut pris d'une fièvre aiguë, continue, avec souffrance; grande soif, nausées ; il ne pouvait pas garder les boissons ; il avait un peu d'engorgement à la rate, et de la pesanteur de tête.
Premier jour, il eut une hémorragie de la narine gauche ; cependant la fièvre crût beaucoup en intensité ; il rendit une urine abondante, trouble, blanche, qui, laissée en repos, ne donna point de sédiment.
Deuxième jour, tout s'aggrava; cependant l'urine, quoique épaisse encore, déposait davantage; quant aux nausées, elles se calmèrent ; le malade dormit.
Troisième jour, la fièvre s'amollit ; émission copieuse d'une urine cuite et déposant abondamment; nuit passée tranquillement.
Quatrième jour, vers le milieu de la journée, le malade eut une sueur abondante, chaude et générale ; la fièvre le quitta, fut jugée et ne reparut pas. Maladie aiguë.


Septième malade
A Abdère, la jeune fille qui demeurait dans la Voie sacrée, fat prise d'une fièvre ardente. Elle avait de la soif et de l'insomnie ; ses règles parurent à ce moment pour la première fois.
Sixième jour, beaucoup de nausées, rougeur; frissonnements; jactitation.
Septième jour, même état; urine ténue à la vérité, mais de bonne couleur ; du côté du ventre, elle n'était pas tourmentée.
Huitième jour, surdité; fièvre vive; insomnie; nausées; frissonnements ; la malade avait son intelligence ; urine semblable.
Neuvième jour et les jours suivants, même état; ainsi la surdité persista.
Quatorzième jour, l'intelligence est troublée; la fièvre s'amenda.
Dix-septième jour, épistaxis abondante ; la surdité diminua un peu.

Les jours suivants, nausées ; la surdité existait, et le délire.

Vingtième jour, douleurs des pieds; la surdité et le délire cessèrent; petite épistaxis; sueur; apyrexie.
Vingt-quatrième jour, retour de la fièvre ; retour de la surdité, la douleur des pieds persistait ; intelligence dérangée.
Vingt-septième jour, sueur abondante ; point de fièvre ; la surdité a disparu ; la douleur des pieds persiste, mais du reste la maladie est parfaitement jugée.


Huitième malade
Dans la ville d'Abdère, Anaxion, qui était couché près de la porte de Thrace, fut pris d'une fièvre aiguë ; douleur con -tinue dans le côté gauche ; il avait une toux sèche, sans expectoration pendant les premiers jours; soif; insomnie, urine de bonne couleur, abondante, ténue.
Sixième jour, délire ; les applications chaudes sur le côté n'amenèrent aucune amélioration.
Septième jour, état pénible ; car la fièvre s'était accrue, les souffrances n'avaient pas diminué, la toux le tourmentait, et il éprouvait de la dyspnée.
Huitième jour, je lui fis une saignée du bras, la saignée fut abondante, telle qu'elle devait être ; les souffrances diminuèrent, mais la toux sèche persista.
Onzième jour, la fièvre diminua ; le malade eut une petite sueur de la tête, toux et expectoration plus humides.
Dix-septième jour, il commença à avoir une petite expectoration, qui présentait les caractères de la coction ; il fut soulagé.
Vingtième jour, il sua et fat sans fièvre ; mais après la crise il éprouvait de la soif, et l'évacuation par le poumon n'était pas de bonne nature.
Vingt-septième jour, la fièvre reparut ; le malade toussa ; il rendit beaucoup de crachats avec les caractères de coction, l'urine présenta un dépôt abondant et blanc ; le malade se trouva sans soif, respiration libre.
Trente-quatrième jour, sueur générale, plus de fièvre ; crise définitive.


Neuvième malade
A Abdère, Héropythus ressentait des douleurs dans la tète, sans s'aliter ; cependant il ne tarda pas à être obligé de prendre le lit. Il demeurait près du Haut-chemin. Une fièvre ardente et vive le saisit; il vomit au début beaucoup de matières bilieuses ; soif; beaucoup d'agitation ; urine ténue, noire, tantôt avec, tantôt sans un énéorème dans le haut ; nuit laborieuse ; fièvre redoublant tantôt d'une façon, tantôt d'une autre, en général erratique.
Vers le quatorzième jour, surdité ; la fièvre crut en intensité; l'urine conserva le même caractère.
Le vingtième jour, beaucoup d'hallucinations, ainsi que les jours suivants.
Quarantième jour, il eut une épistaxis abondante, et moins de désordre dans les idées; la surdité subsistait encore, mais à un moindre degré ; la fièvre diminua ; l'épistaxis se renouvela les jours suivants fréquemment, mais peu à la fois.
Vers le soixantième jour, les épistaxis cessèrent; mais il survint une violente douleur de la hanche droite, et la fièvre s'accrut.

Après un temps qui ne fut pas très long, douleur dans toutes les parties inférieures ; il arrivait, du que la fièvre était plus grande et la surdité forte, ou que, ces symptômes perdant de leur intensité, la souffrance des hanches s'aggravait.

Vers le quatre-vingtième jour, sans que rien ne cessât, il y eut cependant une amélioration; car il s'écoula des urines de bonne couleur et donnant plus de dépôt, et le délire fut moindre.
Vers le centième jour, le malade eut des selles abondantes et bilieuses, et ces évacuations copieuses ne durèrent pas peu de temps ; puis revinrent des accidents dysentériques, avec de la douleur : mais le reste s'amenda.
En somme, la fièvre disparut, et la surdité cessa.
Cent-vingtième jour, la Solution de la maladie fut complète.


Dixième malade
Dans la ville d'Abdère, Nicodémus fut pris d'une forte fièvre après des excès de femme et de boisson.
Au début, il ressentait des nausées et de la cardialgie ; altération; la langue était brûlée ; urine ténue, noire.
Deuxième jour, la fièvre s'exaspéra; frissonnement; nausées; il ne dormit pas; il vomit des matières bilieuses, jaunes ; urine semblable ; nuit passée tranquillement ; il dormit.
Troisième jour, tout se relâcha ; amélioration ; vers le coucher du soleil le malaise recommença, et la nuit fut pénible.
Quatrième jour, frisson ; fièvre forte; douleur de tout le corps; urine ténue avec énéorème; de nouveau, nuit passée tranquillement.
Cinquième jour, tous les accidente subsistaient, il est vrai, mais il y avait amélioration.
Sixième jour, mêmes souffrances générales ; énéorème dans les urines ; beaucoup d'hallucinations.
Septième jour, amélioration. Huitième jour, tout le reste se relâcha.
Dixième jour et les jours suivants, les souffrances existaient encore, mais elles étaient toutes moins fortes ; les redoublements et les souffrances chez ce malade se faisaient constamment sentir davantage pendant les jours pairs.
Vingtième jour, il rendit une urine blanche qui fut épaisse et qui, laissée en repos, ne donna point de sédiment ; il sua beaucoup, et parut être sans fièvre, mais vers le soir il eut un retour de chaleur; les mêmes souffrances reparurent ; frisson ; soif ; légères hallucinations.
Vingt-quatrième jour, le malade rendit beaucoup d'urine blanche qui donna un dépôt abondant ; il eut une sueur profuse, chaude, générale ; il se trouva sans fièvre ; la maladie fut jugée.


Onzième malade
Dans l'île de Thasos, une femme d'un caractère triste eut quelque sujet de chagrin qui lui fit perdre le sommeil et l'appétit, sans qu'elle s'alitât ; elle avait de la soif et des nausées ; elle demeurait auprès de Pylade dans la Plaine.
Le premier jour, au commencement de la nuit, terreurs ; elle parla beaucoup; découragement; fébricule légère ; le matin, fréquentes convulsions ; quand ces convulsions cessaient, elle délirait, elle tenait des discours obscènes; douleurs variées, fortes, continues.
Deuxième jour, même état; elle ne dormit nullement ; fièvre plus vive.
Troisième jour, les convulsions cessèrent ; mais la malade était dans le coma et l'accablement, qu'interrompaient des alternatives de réveil ; elle s'élançait de son lit, elle ne pouvait se contenir, elle délirait beaucoup ; fièvre vive.
Cette nuit même, sueur abondante, chaude, générale ; apyrexie ; sommeil; retour complet de l'intelligence ; solution de la maladie.
Vers le troisième jour, urines noires, ténues, énéorème généralement arrondi qui ne se déposa pas.
Vers la crise, les règles coulèrent abondamment.


Douzième malade
Dans la ville de Larisse, une jeune fille fut prise d'une fièvre ardente et vive ; insomnie ; soif; langue fuligineuse, sèche; urines de bonne couleur, mais ténues.
Deuxième jour, malaise ; elle ne dormit point.
Troisième jour, elle eut des selles abondantes, aqueuses, de couleur d'herbe ; les mêmes évacuations se répétèrent les jours suivants avec soulagement.
Quatrième jour, la malade rendit une urine ténue, en petite quantité, présentant un énéorème élevé qui ne se déposa pas ; elle eut des hallucinations pendant la nuit.
Sixième jour, elle eut une abondante épistaxis, et, après un frisson, une sueur profuse, chaude, générale ; plus de fièvre; la maladie fut jugée.

Pendant la fièvre et même après la crise, les règles coulèrent ; c'était la première fois, cette jeune fille n'était pas nubile. Dans tout le cours de sa maladie, elle eut des nausées ; des frissonnements, la face colorée, les yeux douloureux, la tête pesante. Il n'y eut pas de récidive chez cette malade, mais la solution fut définitive.
Les souffrances étaient dans les jours pairs.


Treizième malade
Apollonius d'Abdère dépérissait depuis longtemps sans s'aliter. Il avait les viscères gonflés, et il portait, de longue date, une douleur habituelle dans la région du foie; dès cette époque il était devenu ictérique ; flatuosités ; couleur blafarde. Ayant dîné, et ayant bu à contretemps du lait de vache, il ressentit d'abord un peu de chaleur, et se mit au lit. Il fit usage, en grande quantité, de lait cuit et cru de chèvre et de brebis, il suivit un mauvais régime, et en lui tout souffrit grandement ; car les fièvres s'aggravèrent, les évacuations alvines furent insignifiantes en proportion des choses administrées, l'urine fut ténue et en petite quantité, et il n'y eut point de sommeil ; météorisme fâcheux ; soif intense; coma ; gonflement de l'hypochondre droit avec douleur ; extrémités partout un peu froides : léger délire de paroles ; le malade oubliait tout ce qu'il disait, il n'était plus à lui.
Vers le quatorzième jour, à compter de celui où, ayant éprouvé du frisson et de la chaleur, il s'était alité, il eut le transport ; cris, agitation, beaucoup de discours, puis retour du calme ; c'est alors que le coma survint ; après cela, le ventre se dérangea ; il y eut d'abondantes évacuations de matières bilieuses, intempérées et sans coction ; urines noires, peu abondantes, ténues ; agitation violente ; l'apparence des selles était variée, elles étaient ou noires, peu abondantes, virulentes, ou grasses, mordantes et sans coction ; par intervalles elles parurent même semblables à du lait.
Le vingt-quatrième jour, il y eut du calme ; du reste, l'état fut le même ; le malade eut de petits retours de connaissance; depuis le jour où il avait pris le lit, il ne se souvenait plus de rien ; bientôt après, il recommença à délirer; tout alla en empirant.
Vers le trentième jour, fièvre aiguë ; selles abondantes, ténues ; délire ; extrémités froides ; perte de la voix.

Trente-quatrième jour, mort.

Ce malade, depuis le moment où je le vis, eut toujours le ventre dérangé, l'urine ténue et noire, du coma, de l'insomnie, les extrémités froides et le délire.


Quatorzième malade
A Cyzique, une femme, ayant mis au monde deux filles jumelles après un accouchement laborieux, et les purgations n'ayant pas été complètes, fut prise d'abord d'une fièvre tremblante et vive; pesanteur, avec douleur, dans la tête et le col.
Dès le début, elle eut de l'insomnie ; en même temps elle était taciturne, renfrognée, et n'obéissait à aucune recommandation ; urine ténue et incolore; soif; nausées la plupart du temps ; le ventre était irrégulier, il se relâchait, puis derechef se resserrait.
Le sixième jour, dans la nuit, elle eut beaucoup de délire; elle ne dormit nullement. Vers le onzième jour, elle eut un transport, puis revint à elle ; urine noire, ténue, et, par intervalles, huileuse ; les évacuations alvines étaient abondantes, ténues et troublées.
Quatorzième jour, convulsions fréquentes; extrémités froides; nul retour de raison ; l'urine se supprima.
Seizième jour, perte de la voix.

Dix-septième jour, mort.


Quinzième malade
Dans l'île de Thasos, la femme de Déalcès, qui demeurait dans la Plaine, fut prise, après avoir éprouvé un chagrin, d'une fièvre tremblante et vive.
Dès le commencement, elle attirait sur elle ses couvertures, ce qu'elle fit constamment durant tout le cours de la maladie ; gardant le silence, elle palpait, elle effilait, elle grattait, elle ramassait des flocons ; pleurs remplacés par des alternatives de rire ; éréthisme du côté du ventre ; point de selles. Elle buvait peu, et encore fallait-il l'y faire songer ; urine ténue et peu abondante ; à la main, la fièvre était légère ; froid des extrémités.
Neuvième jour, elle eut beaucoup de délire de paroles, pub revint à elle; taciturnité.
Quatorzième jour, respiration par intervalles grande et raie, et de rechef devenant courte.
Dix-septième jour, éréthisme et dérangement du ventre; puis les boissons mêmes traversèrent le canal intestinal sans s'y arrêter ; la malade n'avait conservé aucun sentiment ; tension et aridité de la peau.
Vingtième jour, elle parla beaucoup, puis se calma de nouveau ; perte de la voix ; respiration courte.

Vingt-et-unième jour, elle mourut.

Durant tout le cours de la maladie, la respiration fut rare et grande, l'insensibilité absolue; la malade se couvrait sans cesse ; et jusqu'à la fin, ou bien elle parla beaucoup, ou bien elle garda le silence.


Seizième malade
A Mélibée, un jeune homme s'étant échauffé longtemps par des excès de vin et de femme, se mit au lit. Il avait des frissonnements, des nausées, de l'insomnie; point de soif.
Le premier jour, il rendit plusieurs selles dures avec un grand flux de liquide ; les jours suivants les selles furent de matières abondantes, aqueuses, de couleur d'herbe; urines ténues, peu abondantes, incolores ; respiration par intervalles grande et rare ; tension des hypochondres sans tumeur, et s'allongeant des deux côtés ; battement continuel dans ll'épigastre durant toute la maladie ; il rendit une urine huileuse.
Dixième jour, il eut, sous forme d'hallucination, un délire modéré ; mais remarquez qu'il était d'un naturel poli et paisible ; peau aride et tendue, selles ou abondantes et ténues ou bilieuses et grasses.
Quatorzième jour, tout s'aggrava; il eut des hallucinations, beaucoup de délire de paroles.
Vingtième jour, il fut saisi d'un transport ; jactitation ; le malade ne rendit point d'urine ; il conservait de petites quantités de boisson.

Le vingt-quatrième jour il mourut.



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Selon Littré.
Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer, sur le site remacle.org
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