Faculté de l'Hostel-Dieu de Paris
- Royaumes Renaissants -

 
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 Livre I

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Meleagre
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Livre I Livre_10

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Livre I S10ECTION I


Charbons
A Cranon, des anthrax en été; pendant les chaleurs il y eut des pluies abondantes et continues, surtout par le vent du midi ; il se formait, dans la peau, des humeurs qui, renfermées, s'échauffaient et causaient du prurit ; puis s'élevaient des phlyctènes, semblables aux bulles produites par le feu ; et les malades éprouvaient une sensation de brûlure sous la peau.


Des fièvres en été ; remarque inspirée par les causus qui régnèrent à Périnthe
Dans les chaleurs sans pluie, les fièvres sont généralement sans sueur; alors, s'il tombe un peu d'eau, elles deviennent plus sudorales au début ; dans ces circonstances, la crise est plus difficile que dans d'autres ; cependant elle l'est moins si elle est entravée par ces conditions extérieures, et non par le génie même de la maladie. Les causus surviennent de préférence en été, mais ils su; viennent aussi dans les autres saisons ; ils ont plus de sécheresse en été.


De l'automne
C'est en automne qu'il y a le plus de vers intestinaux et de cardialgies ; et cette cardialgie est moins nuisible que quand la maladie est, par elle-même, cardialgique. Les ascarides tourmentent le soir, comme cette affection, et c'est l'heure du jour où ils sont le plus fatigants, non-seulement parce qu'alors on est le plus mal à l'aise, mais aussi par eux-mêmes (et indépendamment de cette circonstance).


Comparaison de l'automne avec le soir de la journée
Dans l'Automne tout d'ordinaire les maladies les plus aiguës et les plus dangereuses ; c'est, pour ainsi dire, une exacerbation du soir, l'année ayant pour la maladies en général la révolution que la jour a pour une maladie en particulier. De même que le mal redouble le soir, de même redoublent les maladies et les constitutions les unes par rapport aux autres (pourvu qu'il ne survienne aucune perturbation dans les conditions antérieures; sinon, cette perturbation devient le point de départ d'une autre constitution), et c'est ainsi que l'année en elle-même se comporte comme une journée.


Influence des saisons réglées ou irrégulières
Dans les saisons réglées et dans les années amenant opportunément ta révolutions opportunes, les maladies sont régulières et de solution très-facile; dans les saisons irrégulières, irrégulières et de solution difficile ; ce qui se voit à Périnthe quand il y a eu défaut ou excès dans le vent, le calme, la pluie, la sécheresse, le chaud, le froid. Le printemps est en général la saison la plus salubre et ou la mortalité est la moindre.


De la marche et des stades des maladies
Dans le commencement des maladies il faut examiner si elles arrivent tout d'abord à l'état ; cela est manifeste par l'augment ; l'augment l'est par les périodes, et c'est de là qu'apparaissent les crises ; de même pour les redoublements dans les périodes, examiner s'ils avancent ou retardent, s'allongent ou se raccourcissent, gagnent ou perdent en intensité. Pour toutes les fièvres continues ou intermittentes, pour les plaies, pour les expectorations douloureuses, pour les inflammations phlegmoneuses, pour tout ce qui apparaît subséquemment, et probablement pour les autres choses communes, ce qui avance raccourcit la durée, ce qui retarde l'allonge. Dans les périodes, voir les anticipations et les autres augmente dont la maladie se dépouille. En effet dans les cas où la perte est rapide, les crises sont plus hâtives, parce que les souffrances arrivent vile, durent constamment et sont violentes. Les signes critiques en mieux ne doivent pas apparaître de bonne heure. Les phénomènes critiques, ne faisant pas crise, amènent les uns une terminaison funeste, les autres une solution difficile. Les phénomènes critiques, anticipant, si néanmoins il y a crise, annoncent la récidive ; sinon, une intempérie d'humeurs ; il en résulte mémo des terminaisons funestes dans les cas ou ces phénomènes ne sont pas petits. Les signes de crise qui surviennent, annoncent, revenant les mêmes, une solution difficile; ceux qui sont contraires sont fâcheux, non-seulement quand il y a répercussion, mais encore quand il y a mouvement opposé à la constitution naturelle du malade ; c'est encore un signe mauvais qu'il y ait mouvement vers les voies contraires. Il faut faire l'examen : des changements de coloration, de l'affaissement des veines, du gonflement des hypocondres, des mouvements en haut, des mouvements en bas. Il y a encore des phénomènes comme celui-ci : chez les femmes qui avortent le sein s'affaisse; ce n'est pas une opposition, non plus, quand des toux chroniques se dissipent, le testicule venant à se tuméfier. Le gonflement du testicule à la suite des toux rappelle la communauté avec la poitrine, avec les mamelles, les parties génitales, la voix,


Des dépôts
Les dépôts se font ou par les veines, ou par les cordons, ou par les os, ou par les parties fibreuses, ou par la peau, ou par d'autres voies. Les dépôts se faisant plus bas que la maladie sont avantageux, par exemple les varices, les pesanteurs des lombes, à la suite d'affections siégeant en haut. Les meilleurs sont les dépôts se faisant en bas, au plus bas du ventre, et le plus loin de la maladie ; ainsi que les dépôts par écoulement : le sang par les narines, le pus par l'oreille, l'expectoration, l'urine, forment des dépôts par écoulement. Cela faisant défaut, il y a des dépôts sur les dents, sur les yeux, sur le nez, par la sueur, ainsi que les tumeurs formées sous la peau aboutissant au dehors, telles que les tumeurs scrofuleuses, ainsi que les suppurations, une plaie, les éruptions, les desquamations, la chute des cheveux, l'alphos, la lèpre ou les choses analogues qui vont se déposant par un mouvement considérable et non par un demi-mouvement ; et les autres cas qui ont été indiqués. Il faut encore que le dépôt ne soit pas au-dessous de la grandeur de la maladie, comme chez la nièce de Temenès : à la suite d'une maladie intense, dépôt sur un doigt ; le doigt ne suffisait pas à le recevoir; récidive, mort. Il y a des dépôts ou par les veines, ou par le ventre, ou par les parties nerveuses, ou par la peau, ou par les os, ou par la moelle épinière, ou par les autres voies, bouche, parties génitales, oreilles, narines. Pour la matrice, au huitième mois, les crises ; plus tard, transport sur les lombes ou la cuisse. Parfois aussi crise sur les testicules à la suite de toux. Le testicule peut aussi se tuméfier par lui-même. Les dépôts de la toux, quand ils se font dans les régions placées au-dessus du ventre, ne délivrent pas aussi complètement. Les hémorragies abondantes par les narines délivrent dans beaucoup de cas, comme dans celui d'Héragoras, ce que ne connurent pas les médecins.


Indications à prendre dans l'état individuel
Il y a des voix naturellement rauques et des langues un peu âpres ; il y a des âpretés semblables produites par des maladies. Quand la langue est dure naturellement, elle l'est même dans l'état de santé ; mais quand elle est souple, elle est plus lente à passer au mal ou au mieux. L'état naturel avant la maladie ; il faut aussi considérer : les têtes allongées, provenant des coutumes, les cous allongés provenant des gibbosités, l'ampleur et la grosseur des veines dépendant d'une même cause, et, dépendant de causes contraires, le resserrement, la petitesse, l'exiguïté des veines. Chez ceux qui ont les veines amples, il y a aussi ampleur du ventre et des os ; ce sont là les individus sans embonpoint ; avec l'embonpoint les caractères sont contraires. C'est par ces signes qu'il faut trouver, chez ceux qu'on amaigrit, la mesure de l'amaigrissement. Étudier, pour chacun, ce que telle croissance fait décroître, ce que telle décroissance fait croître, et, dans les croissances, ce qui croît simultanément, ce qui se fortifie simultanément; étudier aussi quelles sont les divisions communes des veines.


Hernies
Des hernies, les unes, siégeant près du pubis, sont, pour la plupart, innocentes tout d'abord ; les autres, siégeant un peu au-dessus de l'ombilic à la droite, causent de la douleur, des nausées, des vomissements stercoraux, ainsi qu'il arriva à Pittacus. Les hernies sont produites ou par à coup, ou par une distension, ou par la pression d'un homme qui tous saute sur le ventre.


Gonflements d'apparence venteuse qui ne s'affaissent pas, quelquefois dangereux
Colorations dépendant du foie, de la rate. Ceux chez qui surviennent, entre l'hypogastre et la peau, des gonflements venteux qui ne s'affaissent pas. Les couleurs, telles que la couleur jaune fonte et la couleur tirant sur le blanchâtre, parce que tout cela vient du foie, et que de cela proviennent des maladies hépatiques ; dans ces états, ce qui vient du foie, ictères, hydropisies, leucophlegmasies, tire sur le blanchâtre, tandis que ce qui vient de la rate, hydropisies et ictères, est plus noir. Et de plus les ulcères se cicatrisent difficilement chez les personnes blanchâtres, un peu couleur de lentille, la peau et les lèvres se fendent, comme chez Antiloque et Alevas ; effet des humeurs du corps salsugineux ; ces humeurs se portent surtout sous la peau et descendent de le tête quand elles sont échauffées par le poumon.


Point de départ des maladies; crises incomplètes
Il faut considérer le point de départ de la maladie : douleur soit de tête, soit d'oreilles, soit de côté. Chez quelques-uns les dents, chez d'autres les glandes fournissent un signe. Les plaies et les tumeurs jugeant les maladies ; acrisie chez ceux qui ne les présentent pas ; c'est quand il y a un reliquat [après la crise] que les récidives sont les plus certaines et les plus promptes.


Emploi du sorgho
Les selles crues et liquides sont arrêtées par le sorgho, en grain, cuit dans l'huile.
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Livre I S10ECTION II


Cas de cardialgie
Une femme souffrait de cardialgie sans que rien la soulageât; elle saupoudra du suc de grenade avec de la fleur de farine d'orge, elle ne mangea qu'une fois par jour, et elle n'eut pas les vomissements qu'eut Charion.


Changements dans les matières évacuées
[Dans les vomissements spontanés] le changement des matières, tel qu'on le voit quand on fait vomir par des médicaments dans les fièvres, est utile, à moins que les matières ne changent en mal. Les évacuations qui se terminent par des matières plus intempérées annoncent la corruption, comme chez Dexippe.


Leucophlegmasie; gangrène, mort
La femme Sérapis, après avoir eu le ventre humide, enfla ; démangeaisons, je ne sais quel jour elles cessèrent de s'étendre. Cette femme eut aussi dans le flanc un abcès qui, s'étant noirci (gangrené), la fit mourir.


Leucophlegmasie
Et la femme de Stomargus, à la suite d'un dérangement intestinal de peu de jours, ayant été fort malade, avorta, après cette perturbation, d'un enfant femelle de quatre mois ; s'étant rétablie de l'avortement, elle devint enflée.


Affection de l'œil ; gonflement des glandes du cou
Moschus souffrant beaucoup de la pierre, il lui survint à la paupière supérieure du côté de l'oreille un orgelet qui s'ulcéra en dedans ; le cinquième et le sixième jour, du pus sortit du côté interne ; les douleurs d'en bas cessèrent ; il y avait une glande engorgée près de l'oreille, et une autre au bas en cou dans la direction de la glande supérieure.


Fièvre rémittente tierce, rate grosse ; parotides d'abord à gauche, puis à droite
Le frère de la femme d'Aristée s'échauffa par la fatigue d'une marche ; puis il lui survint à la jambe des terminthes ; après quoi s'établit une fièvre continue ; le lendemain sueur, ainsi que tons les autres jours pairs dans la suite. Néanmoins la fièvre persistait. Il y avait un léger engorgement de la rate ; épistaxis de la narine gauche, fréquentes, peu abondantes à la fois ; solution. Le lendemain, gonflement parotidien du coté gauche; le jour suivant, gonflement à droite aussi, mais moins considérable. Ces gonflements s'affaissèrent et disparurent sans suppurer.


Fièvre ; rate grosse; gonflement du testicule gauche
Celui qui vint d'auprès d'Alcibiade, ayant été affecté de fièvres légères, eut, avant la crise, un gonflement du testicule 89 gauche ; il était porteur d'une grosse rate ; pour lors la fièvre fut jugée le vingtième jour ; plus tard il eut de temps à autre un peu de chaleur fébrile el une expectoration un peu rouge.


Paralysie à la suite d'une toux ; épidémie de toux à Périntke
Celle qui, à la suite d'une toux courte et sans importance, éprouva une paralysie du membre supérieur droit et du membre inférieur gauche, n'offrit aucune autre altération, rien à la face, rien dans l'intelligence ; et encore la paralysie ne fut-elle pas intense ; cette femme commença à aller mieux vers le vingtième jour. Le mieux coïncida à peu près avec l'éruption des règles, qui apparaissaient alors pour la première fois, peut-être ; car c'était une jeune fille.


Malades préservés de la toux de Périnthe
Apémante et le père du charpentier, celui qui eut une fracture du crâne, et Nicostrate ne toussèrent pas ; mais ils avaient des douleurs ailleurs, aux reins ; interrogés, ils dirent qu'ils se remplissaient continuellement d'aliments et de boissons.


Des douleurs
De quelle façon apprécier l'intensité des douleurs ? Consulter la crainte, la tolérance, l'expérience, la timidité.


De l'eau
L'eau qui s'échauffe promptement et se refroidit promptement est toujours plus légère. Relativement aux alimente et aux boissons, il est besoin d'expérience pour en déterminer l'équivalence.


Pertes de sang, décoloration
Il faut dire que des perles de sang donnent une teinte verdâtre à la peau, et autres choses semblables, et qu'on trouvera beaucoup de moyens propres à humecter, à dessécher, à échauffer, à refroidir.


Note trop brève
L'expulsion d'un avorton mâle de soixante jours fut salutaire dans la rétention du part.


Note trop brève
Héraclès exhalait une mauvaise odeur au huitième jour.


Dysenterie et ténesme
On est plutôt affecté de dysenterie, quand en l'est déjà de ténesme.


Éruption accompagnant l'allaitement
Une femme allaitait ; sur quoi, elle eut des boutons par tout le corps ; ayant cessé de nourrir, elle fut délivrée de cette éruption pendant l'été.


Strangurie habituelle suspendue seulement pendant les couches
La femme de l'ouvrier en cuir ayant accouché et étant délivrée complètement, il semblait que quelque portion membraneuse du chorion avait été retenue ; cette portion sortit le quatrième jour arec souffrance ; car la femme fut affectée de strangurie ; ayant conçu aussitôt après, elle accoucha d'un garçon ; l'affection strangurique durait depuis plusieurs années; sur la fin les réglés mêmes se supprimèrent. Lorsqu'elle accouchait, la strangurie se suspendait pour un peu de temps.


Coxalgie suspendue par la grossesse
Une femme était affectée de coxalgie avant d'être enceinte ; devenue grosse, elle ne souffrait plus. Après l'accouchement, le vingtième jour, elle fut reprise de la douleur. Elle avait accouché d'un garçon. Pendant la grossesse, le troisième ou le quatrième mois, il survint au bas de la jambe droite et à la main droite près du pouce un exanthème pour lequel nous employons la poudre d'encens. Je ne sais et que la femme mit au monde ; car je la quittai an sixième mois ; elle demeurait, si je ne me trompe, chez Archélaüs, près du précipice.


Produit difforme de la conception ; oppression ; rejet d'un peu de pus
La femme d'Antigène, laquelle appartenait à la maison de Nicomaque, accoucha d'un fœtus charnu, ayant les parties les plus considérables distinctes, long de quatre doigts, sans os, et un arrière-faix épais et rond. Cette femme devint oppressée avant l'accouchement ; puis, en accouchant, elle rejeta on peu de pus, comme s'il provenait d'un furoncle.


Lochies incomplètes ; enflure du ventre ; écoulement
Une femme accouchée de deux jumelles, après un travail pénible, et n'étant pas complètement purgée, fut prise d'une enflure générale ; puis le ventre se gonfla, et l'enflure du reste du corps disparut ; un écoulement rouge persista jusqu'au sixième mois, puis il fut remplacé par un écoulement très-blanc qui ne cessa plus ; l'écoulement la gênait pour les approches sexuelles, et au temps réglé il survenait un écoulement rouge intempéré.


Lienterie
Dans les lienteries chroniques, les rapports aigres qui surviennent, lorsqu'ils n'existaient pas préalablement, sont un signe favorable; Démaenète en a offert un exemple; peut-être devrait-on essayer de provoquer artificiellement ces rapports acides ; car de telles perturbations modifient ; peut-être aussi les rapports acides ont-ifs la propriété de guérir la lienterie.


Cas d'infection purulente
Lycie fat tombée par née potion d'hellébore ; à la fin, gonflement de le rate, douleurs, fièvre, douleurs gagnant l'épaule ; la veine du côté de le rate devint tendue au pli du bras; elle présenta souvent des battements, mais parfois eue n'en présentait pas; on ne fit pas de saignée ; cela se dissipa par la sueur ou spontanément. Après quoi, la rate, le côté droit se tendirent ; la respiration s'entrecoupa sans devenir grande. La malade délirait, se couvrait sans cesse ; météorisme ; point de selle, point d'urine. Mort avant l'accouchement.


Cas de crise et d'absence de crise
Les gonflements pharyngiens, se jetant d'un seul côté, ne s'ulcérèrent pas, ils passèrent à gauche ; une douleur survint à la rate, sans crise. Hiéron eut une crise le quinzième jour. Chez la sœur de l'homme de Cos le foie se gonfla à la manière de la rate ; elle mourut le deuxième jour. Bion, à la fois, rendit et une excessive quantité d'urine qui ne déposa pas, et du sang par la narine gauche ; il avait en effet la rate gonflée et dure même en haut ; guérison ; récidive.


Luxation spontanée des vertèbres cervicales
Les vertèbres du cou faisaient saillie en avant, chez les uns plus, chez les autres moins. En arrière la région cervicale présentait un enfoncement manifeste ; et le patient éprouvait de la douleur quand on y portait la main. Le lieu du déplacement était un peu au-dessous de l'odontoïde, ce qui rend l'affection moins aiguë. Chez quelques-uns la tumeur était très-arrondie, et le pourtour en était plus étendu. A moins que l'odontoïde ne fut comprise dans le déplacement, le pharynx était sans inflammation et sans participation au mal. Le dessous des mâchoires offrait un gonflement, non semblable à la tuméfaction inflammatoire. Les glandes ne se tuméfièrent chez aucun, mais elles gardèrent plutôt l'état naturel. La langue ne se mouvait pas facilement, mais elle paraissait au malade plus volumineuse et plus pendante. Les veines sublinguales étaient apparentes. Déglutition des liquides, impossible, ou très-difficile ; la boisson remontait dans les narines, si les malades se faisaient violence. La parole était nasale. La respiration n'était pas très-élevée. Chez quelques-uns les veines des tempes, de la tête et du col étaient soulevées. Dans les cas qui s'aggravaient, les tempes offraient un peu de chaleur, lors même que du reste il n'y avait pas de fièvre. La plupart n'éprouvaient aucune suffocation, pourvu qu'ils n'entreprissent point d'avaler soit leur salive, soit toute autre chose. Les yeux n'étaient pas enfoncés. Ceux chez qui le déplacement des vertèbres était direct et sans inclinaison à droite on à gauche, ceux-là n'étaient pas frappés de paralysie. S'il vient à ma connaissance que quelques-uns d'eux aient succombé, je le rappellerai ; mais tous ceux que je connais à ce moment ont réchappé. Parmi ces malades les uni s'amendaient très-promptement ; mais là plupart allaient jusqu'à quarante jours, et, cela, sens fièvre dans la plupart des ces, beaucoup même conseil eut pendant longtemps une portion de la saillie morbide des vertèbres, ainsi qu'une déglutition et une voix significatives ; la luette, qui se fondait, offrait une certaine atrophie fatigante sans paraître avoir aucun mal.
Mais quand le déplacement était latéral, les patients, de quelque coté que les vertèbres s'inclinassent, étaient frappés de paralysie de ce côté et de contracture de l'autre. La paralysie était surtout apparente à la face, à la bouché et au voile du palais ; de plus la mâchoire inférieure présentait une déviation proportionnée. Mais la paralysie, différente en cela des autres, ne s'étendait pas dans tout le corps ; cet effet de l'angine ne dépassait pas le bras. Ces malades rendaient, par l'expectoration, des matières cuites et s'essoufflaient promptement ( ceux qui avaient le déplacement en avant expectoraient aussi ). Ceux chez qui il y avait fièvre, offraient à un bien plus haut degré la dyspnée, l'expuition de la salive tout en parlant, et le gonflement des veines ; tous avaient les pieds très froids, mais surtout ces derniers, qui étaient aussi le plus impuissants à se tenir debout, même quand ils ne moururent pas très-rapidement. De tous ceux qui sont venus à nia connaissance, aucun n'a réchappé.
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MessageSujet: Re: Livre I   Livre I EmptyLun 13 Mai - 18:31

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Livre I S10ECTION III


Constitution atmosphérique à Périnthe
Nous vînmes à Périnthe à peu près vers le solstice d'été. L'hiver avait été serein et austral, le printemps et l'été tout à fait sans pluie jusqu'au coucher des Pléiades ; en effet, s'il pleuvait, ce n'était qu'une ondée. Les vents étésiens ne soufflèrent guère, et, quand ils soufflèrent, ce fut irrégulièrement. En été il régna beaucoup de causus ; ils furent sans vomissements. Le ventre fut dérangé : selles ténues, aqueuses, non bilieuses, écumeuses, donnant parfois un dépôt quand on les laissait reposer, et telles que, même exposées a l'air, les déjections, semblables à du pastel, furent toujours mauvaises. Dans cette affection beaucoup eurent du coma et du délire, c'était surtout le sommeil qui amenait cet état; quand ils s'éveillaient, ils reprenaient toute leur connaissance. Respiration haute, sans l'être extrêmement ; urines ténues chez la plupart et peu abondantes, mais non de mauvaise couleur. Il n'y eut point d'épistaxis, si ce n'est chez un petit nombre, non plus que des parotides, si ce n'est chez quelques-uns, sur lesquels je reviendrai plus loin. La rate ne se gonflait pas ; et l'hypochondre droit n'était ni très-douloureux, ni très-tendu, cependant il n'était pas sans donne quelque signe. Cette fièvre se jugeait généralement vers le quatorzième jour, en peu de cas avec la sueur, en peu de cas avec le frisson ; et en très-peu de cas il y eut des récidives. Ce fut à l'époque des ondées de l'été que la sueur parut, Dans les fièvres, en quelques cas, les sueurs survinrent, tout d'abord dès le début, sans malignité ; et à cette époque, chez certains, la crise se fit avec sueur. Il se manifesta dans les fièvres d'été, vers le septième, le huitième et le neuvième jour, à la peau, des aspérité» miliaires, très-semblables à des morsures de cousins ; elles n'étaient pas très-prurigineuses ; elles persistaient jusqu'à la crise. Je n'ai vu cette éruption chez aucun homme, mafia aucune des femmes qui la présentèrent ne mourut. Lorsqu'elle apparaissait, les femmes devenaient dures d'oreilles et étaient prises de coma ; auparavant, celles qui devaient avoir l'éruption n'offraient père d'accidents comateux. Au reste ce symptôme ne fut pas constant durant tout le règne de l'affection ; le coma et la somnolence ne dominèrent que pendant l'été et jusqu'au coucher des Pléiades ; passé ce temps, l'insomnie prédomina. En somme, cette constitution ne fut pas meurtrière. Il ne convenait pas, même tout en alimentant le malade, de resserrer le ventre, et on aurait cru à tort qu'il importait d'en guérir le relâchement, bien que chez quelques-uns les évacuations fussent excessives. Il convient d'être couché dans un lieu frais, mais d'être couvert, afin d'avoir à la fois un air frais et de la chaleur. C'est en allant par progression qu'on met surtout l'économie à l'abri des accidents. Voir aussi sur qui les signes et quels signes sont plus ou moins nombreux : le bâillement, la toux, l'éternuement, les pandiculatious, les rapports, les gaz intestinaux.
Les femmes qui, dans des fièvres avec nausées. et frissons, ont la face rouge, éprouvent de la lassitude, des douleurs dans les yeux, de la pesanteur de tête, des paralysies. Obsenrer les menstrues, si elles apparaissent, surtout quand c'est la première fois ; quelles jeunes filles et femmes les ont à de longs intervalles, quelles les ont hors de l'époque habituelle, ou autrement qu'il ne convient, et deviennent blafardes. En tout il importe grandement de considérer quelle est la suite, et en quel temps, et sur qui. Chez les gens très-bilieux, surtout dans les fièvres, la purification se fait généralement sur les membres inférieurs.


Des médicaments évacuants
Nous connaissons la nature variée des médicaments évacuants, par laquelle ils produisent tels et tels effets ; car tous ne conviennent pas semblablement, et les uns conviennent dans un cas, les autres dans un autre. Il y a encore les différences qui résultent de l'administration anticipée ou tardive ; il y a les manipulations, telles que dessécher, piler, cuire. J'omets beaucoup d'autres remarques du même genre : ainsi quelle dose pour chacun, dans quelle maladie, à quelle époque de la maladie, l'habitude du corps, le régime, la saison de l'année, quel en est le caractère, quelle elle est, comment elle marche, et autres choses semblables.


Causus appartenant à la description générale
Ζοîle, qui demeurait près de la muraille, fut pris, à la suite d'une toux qui était à maturation, d'une fièvre aiguë : rougeur du visage, ventre resserré, ne rendant que par lavement on suppositoire, douleur du côté gauche de la poitrine ; douleur de l'oreille du même côlé, très-violente ; douleur de la tête, mais moins intense. Son expectoration fut un peu purulente durant tout le cours de la maladie. Mais les autres accidents se jugèrent, et une grande quantité de pus se fit jour à l'oreille vers le huitième ou le neuvième jour. Ce fut au commencement du neuvième que la douleur de l'oreille cessa, je ne sais comment ; la crise rat sans frisson, il y eut une sueur abondante à la tête.


Même remarque pour ce cas que pour le précédent
Empédotime ressentit aussi une grande chaleur à l'oreille, et, en même temps, une douleur du côté gauche de la poitrine, en haut, surtout à l'omoplate, mais aussi en avant. Expectoration abondante, rouge au début, et, vers le septième ou le huitième jour, tirant à la coction. Le ventre fut constipé jusque vers le neuvième ou le dixième jour. La douleur s'éteignit, le gonflement diminua, et de petites sueurs survinrent ; cependant il n'y eut pas de crise ; cela, manifeste par les autres circonstances, l'était aussi par les évacuations alvines ; en effet, le ventre avait déjà été dérangé au début même de la douleur de l'oreille. Le pus fit éruption de l'oreille le neuvième jour, et le quatorzième la maladie fut jugée ; sans frisson, le même jour. L'oreille s'étant ouverte, l'expectoration fut plus abondante et plus mûre ; et des sueurs de la tête survinrent qui se prolongèrent encore longtemps après ; elles cessèrent au bout de trois jours. Ce qui disparaît sans signe est d'une solution difficile, comme l'érysipèle chez la servante de Polémarque.


Fièvres, bubons
Les fièvres nées sur bubons sont mauvaises, excepté les fièvres éphémères ; et les bubons nés sur fièvres sont pires, quand dans les maladies aiguës ils cessent dès le début de se développer.


Gonflements venteux
Les gaz dans les hypochondres produisent un gonflement mou, sans tension d'aucun côté : tantôt le gonflement est rond à droite en haut, comme une tumeur arrondie suppurante; tantôt il est ovale; tantôt diffus ; tantôt il se porta en bas avec de la tension, deçà, delà, jusqu'à l'ombilic, dans toute la région supérieure ; il y a des roulements, des circonscriptions arrondies. Sont-ce des gaz? la chaleur dissipe cela sans crise ; si ce moyen ne réussit pas, le cas marche vers la suppuration.


De la respiration
Respiration fréquente, petite, grande, rare; expiration grande, inspiration petite; respiration lente, respiration précipitée ; respiration entrecoupée comme chez ceux qui fiant une double inspiration ; haleine chaude, haleine froide. Le remède des bâillements 111 continuels, c'est de faire de longues inspirations; de la difficulté ou de l'impossibilité de boire, c'est de faire de petites inspirations.


Direction des dépôts : crises incomplètes, récidives. Intervention médicale quant aux dépôts
Ce qui reste après la crise, produit des récidives. Ainsi, d'abord, les gonflements de le rate, s'il n'y a, soit transport sur les articulations, soit hémorragie, ou bien, la tension de l'hypochondre droit, s'il n'y a pas flux d'urine ; de la sorte, les deux parties se trouvent interceptées; de là récidives. Quant aux dépôts, le médecin, tantôt les déterminera, prenant l'initiative, tantôt il les déviera, s'ils se font déjà; tantôt il les recevra s'ils vont là où ils doivent aller et comme ils doivent aller; sinon, il y aidera; tantôt il les repoussera, s'ils sont complètement malheureux, surtout au moment où ils se préparent, sinon, au moment où ils viennent de commencer.


Hémorragies au 4e jour
Les hémorragies au quatrième jour, sont de solution difficile.


Durée des fièvres tierces
Les fièvres qui ont une intermission un jour, ont, l'autre jour, un frisson, y compris la crise, jusqu'au septième accès.


Fièvre; douleur de l'hypochondre droit ; gonflement de la rate, épistaxis à gauche; urine à apparence spermatique ; crise. Allusion à cette observation
Chez Scopas, à la suite de coryza, de fluxions bilieuses, d'inflammation pharyngienne, et le régime ayant été mauvais, le ventre se resserra, et une fièvre continue survint; langue rouge, insomnie, tension de la région sous-ombilicale, forte, régulière, gagnant peu à peu le bas à droite; respiration un peu fréquente; douleur de l'hypochondre et quand le malade respirait, et quand il se tournait ; expectoration, un peu épaisse, sans toux. Le huitième jour, le peplus administré détacha, il est vrai, quelque chose de l'hypochondre, mais rien ne fut évacué. Le lendemain, deux suppositoires, mis eu place, ne produisirent aucun effet ; mais il y eut une urine épaisse et chargée d'une matière trouble qui, homogène et également répartie, était favorable jusqu'à un certain point ; le ventre devint plus mou ; et la rate, tuméfiée, tendait à s'abaisser. Le malade buvait de l'oxyglyky. Le dixième jour, écoulement, par la narine gauche, d'un peu de sang aqueux ; le malade n'en fut guère soulagé ; l'urine déposa, et, sous le dépôt, offrit quelque chose de blanchâtre, adhérant au vase, ténu, et, sans être comme du sperme, n'en différant pas beaucoup; cela fut bientôt écoulé. Le lendemain, la maladie est jugée; point de fièvre; ce fut le onzième que le malade rendit des matières un peu visqueuses; le flux, autour, était bilieux; la purgation par les urines fut considérable et en quantité et en sédiment, et, avant que le malade ne commençât à boire du vin, assez semblable à de la pituite. Les selles du onzième jour étaient, il est vrai, peu considérables, mais visqueuses, stercorales et bourbeuses. Ce fut une évacuation critique; de même que dans le cas d'Antigène à Périnthe.


Note obscure sur les concrétions
Les engorgements soulevés autour de la langue, les petites pierres, et les affections goutteuses : chez les goutteux, la faiblesse est aux articulations; en effet, dans la condition naturelle des os, la même chose produit la contraction et l'induration.


Engorgement enlevé par la sueur et les règles
Chez la femme d Hippostrate, à la suite d'une fièvre quarte d'un an, il y eut un engorgement. Cette femme paraissant évidemment un peu refroidie, invasion sur tout le corps et sueur; ce fut une crise; et, après cela, les menstrues coulèrent abondamment et longtemps (car elles étaient alors supprimées); et l'engorgement ne sembla pas persister.


Position favorisant les hémorragies. Ligature dans la saignée
Dans les hémorragies qui abondent, il faut trouver la situation convenable ; en général, de déclive on la rendra élevée ; dans les saignées les ligatures hâtent l'écoulement du sang; fortes, elles l'arrêtent.


Tempérament qui tend au mélancolique
Les tempéraments sanguins et sub-bilieux sont sujets aux rapports acides ; peut-être cela se termine-t-il en atrabile.


Des frissons
Les frissons commencent chez les femmes, dans les lombes de préférence, et gagnent la tête par le dos; chez les hommes aussi, plutôt dans les parties postérieures que dans les parties extérieures, par exemple, plutôt qu'aux avant-bras et aux cuisses; la peau est rare, ce que montre le poil des animaux.


Des femmes grosses et du fœtus
Les femmes à qui rien n'arrive dans les li mites de l'époque régulière, celles-là mettent au monde des enfants viables. Considérer en quels mois les accidents surviennent. Les douleurs suivent les périodes. Que le fœtus se meut en soixante-dix jours, est accompli en un nombre triple ; qu'après l'évacuation menstruelle, la matrice est béante ou à droite, ou à gauche ; humidité par ce qui s'excrète ; régime sec. Que le fœtus [mâle], qui se meut et est formé le plus tôt, s'accroît à un autre côté plus lentement et pendant plus longtemps.
Les souffrances sont vers le troisième jour après les cinquante, et vers le sixième après les cent ; en mois, le second mots et le quatrième. Ce qu'il faut considérer pour l'accouchement à sept mois. Les neuf mois doivent-ils être comptés des règles ou de la conception ? Les neuf mois grecs font-ils deux cent soixante-dix jours? S'y ajoute-t-il quelque chose? et cette addition produit-elle pour les garçons et pour les filles le même effet ou un effet contraire? Par les aliments et les boissons, il se fait des gonflements venteux des épaules et des mamelles ; et l'intempérie des parties de la tête cause aussi des gonflements venteux. Il y a croissance jusqu'à l'endurcissement des os. Période des menstrues; pesanteurs éprouvées avant les règles, analogues aux souffrances des grossesses de huit mois. Le lait chez les primipares, vu qu'à huit mois de grossesse se termine [cette opération], et que l'aliment change [de lieu] ; le lait, frère des règles, se produisant lorsque la femme va vers dix mois, chose mauvaise.


Des plaies et des gonflements consécutifs
Si après des blessures considérables, il ne se manifeste pas de gonflement, c'est un grand mal ; la mollesse est favorable, la rénitence est mauvaise. Ceux dont les plaies offrent un gonflement, ne sont guère exposés aux convulsions, ni au délire; mais le gonflement, disparaissant tout à coup, il survient, en cas de plaies situées par derrière, des convulsions douloureuses ; en cas de plaies situées par devant, du délire, des douleurs de côté aiguës, ou une dysenterie rouge. Les gonflements s'améliorent contre raison, sont suspects, à moins que l'affection, revenant à la même place, ne devienne un signe favorable. Une tuméfaction, formée dès la naissance à l'oreille, se porta au pubis. Chez un autre, une tuméfaction survenue le troisième jour après la naissance, suppura le neuvième ; ce malade fat guéri sept jours après. Les gonflements qui disparaissent subitement sont plus mauvais.
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MessageSujet: Re: Livre I   Livre I EmptyLun 13 Mai - 18:31

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Livre I S10ECTION IV - DES VEINES


Des veines. Distinction entre les veines et les artères
L'hépatitide est aux lombes, jusqu'à la grande vertèbre en bas, et est en communication avec les vertèbres ; de la, elle s'élève à travers le foie et le diaphragme jusqu'au cœur ; elle se dirige vers les clavicules. De là [des veines] les unes vont au cou, les autres aux omoplates, les autres, se recourbant en bas, s'inclinent à côté des vertèbres et des côtes. Du côté gauche, une est près des clavicules; du côté droit, elle occupe un certain espace. Une autre est recourbée des deux côtés ; une autre, recourbée un peu au-dessous, communique, à partir du point où la première a cessé, avec les côtes, jusqu'à ce que, se recourbant à gauche, elle rencontre celle qui part du cœur même. Recourbée en bas, elle marche sur les vertèbres jusqu'à ce qu'elle arrive au point d'où elle a commencé à s'élever ; communiquant avec toutes les autres côtes, et donnant à chaque côte, deçà et delà, des rameaux, étant unique, et placée, à partir du cœur, dans une certaine étendue, plutôt à gauche, puis au-dessous de l'artère, jusqu'à ce qu'elle se dépense et arrive au point d'où l'hépatitide s'est élevée ; mais avant d'arriver là, elle s'est divisée vers les deux dernières côtes, et ces deux divisions se sont dépensées en allant l'une d'un côté des vertèbres, l'autre de l'autre. Allant droit du cœur aux clavicules, la veine est au-dessus de l'artère, et s'en sépare, de même qu'aux lombes elle est au-dessous de l'artère, et se jette dans le foie, l'une aux portes de ce viscère et au lobe, et l'autre dans le reste immédiatement, un peu au-dessous du 125 diaphragme. Le diaphragme est uni au foie, et il n'est pus facile de l'en séparer. Deux veines, à partir des clavicules, les unes d'un côté, les autres de l'autre, se rendent sous la poitrine à la région sous-ombilicale ; où elles vont de là, je ne le sais pas. Le diaphragme vers la vertèbre située au bas des côtes, là où le rein tient à une artère, est déployé. Des artères en ce point, naissent deçà et delà de l'artère ayant un cordon (nerf). C'est là sans-doute que, revenant du cœur, l'hépatitide s'est terminée. De l'hépatitide, à travers le diaphragme, s'élèvent les deux plus grandes veines, l'une deçà, l'autre delà, et elles se ramifient à travers le diaphragme ; autour du diaphragme, il y en a qui sont situées au-dessus, et celles-là sont plus apparentes.


Vagues notions sur les nerfs sous le nom de cordons
Deux cordons partent de l'encéphale sous l'os delà grande vertèbre d'en haut ; et chacun, longeant l'œsophage de chaque coté de l'artère, est venu à lui-même semblable à un seul ; puis ces cordons se sont terminés là où les vertèbres et le diaphragme sont unis, et quelques-uns, douteux, ont paru, à partir de cette réunion, se rendre au foie et à la rate. Un autre cordon, de chaque côté, partant des vertèbres adjacentes aux clavicules, s'étend le long du rachis sur les parties latérales des vertèbres, et communique aux côtes. Comme les veines, ces cordons me paraissent se rendre à travers le diaphragme au mésentère ; mais ils se sont arrêtés là ; du point d'où le diaphragme est né, les cordons, étant continus vers le milieu au-dessous de l'artère, ont communiqué, du reste, aux vertèbres, comme les veines, jusqu'à ce qu'ils se soient dépensés, ayant parcouru tout l'os sacré.


Influence d'une mauvaise nourriture
A Aenos, tous, hommes, femmes, mangeant continuellement des légumes, devinrent impotents des membres Inférieurs, et cet état persista ; de plus, ceux qui mangeaient de l'ers eurent mal aux genoux.


Effet des émotions morales
Pour rétablir la bonne couleur et les sucs, on s'efforcera d'exciter des vivacités, des allégresses, des craintes, et autres sentiments semblables ; si cet état est compliqué d'une maladie du reste du corps, on la traitera ; sinon, cela suffit.


Absence d'écoulement après l'accouchement ; déviation de la matrice ; douleurs ; saignée
La servante de Stymargès, qui n'eut pas même un écoulement de sang en accouchant d'une fille, éprouva une déviation du museau de la matrice ; douleur à la hanche et au membre inférieur. On la saigna du pied; ce qui la guérit; et cependant des tremblements affectaient le corps entier ; mais il faut aller à la cause et à l'origine de la cause.



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Selon Littré.
Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer, sur le site remacle.org
.
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